Les premiers résultats concernant le bateau immobilisé à Maluku en raison d’une suspicion d’Ebola sont rassurants. Selon le professeur Jean-Jacques Muyembe, co-découvreur d’Ebola et directeur de l’INRB, sept passagers présentant de la fièvre ou d’autres symptômes ont été testés négatifs. Mais le bateau reste sous surveillance et de nouveaux prélèvements doivent être effectués avant une éventuelle libération des passagers.
Pour l’instant, aucun cas d’Ebola n’a donc été détecté parmi les personnes testées à bord.
Selon le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le principal centre de recherche biomédicale de la RDC, sept passagers qui présentaient notamment de la fièvre ont été testés et tous les résultats sont négatifs.
Mais le dispositif reste en place. Ces personnes doivent subir un deuxième test environ quarante-huit heures après le premier. Si ces nouvelles analyses sont également négatives, elles pourront être libérées. Le ministre de la Santé envisage d’ailleurs, selon le professeur Muyembe, une levée prochaine du dispositif.
Incertitudes quant au passager à l’origine de l’alerte
Le bateau, lui, reste pour l’instant immobilisé à Maluku. Les équipes de l’INRB y ont installé plusieurs plateformes de laboratoire, avec un dispositif autonome permettant de poursuivre les analyses sur place.
L’incertitude vient toujours du passager à l’origine de l’alerte. Tombé malade après avoir quitté le bateau à la Mongala, au nord du pays, il est décédé sans avoir été prélevé. Il est donc à ce stade difficile de savoir s’il avait Ebola ou une autre maladie.
Africa CDC indique de son côté que les passagers doivent rester isolés le temps d’obtenir les résultats définitifs et évoquait une nouvelle décision sur leur transfert ou leur libération dans les deux jours.
Infos RFI