Le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a annoncé vendredi 26 juin le relèvement de sa réponse à l’épidémie d’Ebola à son niveau d’alerte le plus élevé : le niveau 1. L’agence justifie cette décision par l’ampleur prise par l’épidémie qu’elle qualifie désormais de deuxième plus importante jamais enregistrée en RDC, et de troisième plus importante recensée dans le monde.
En RDC, le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique fait état de 1 203 cas confirmés et 321 décès au 25 juin, dans trois provinces désormais touchées.
Le CDC a également évoqué le cas d’un soignant humanitaire contaminé sur le terrain et aujourd’hui isolé en France, sans transmission communautaire constatée à ce jour. L’agence américaine maintient que le risque pour les États-Unis reste faible.
Un signal interne, pas une alerte au public
Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, le passage au « niveau 1 » n’est pas une alerte sanitaire adressée à la population. C’est une procédure interne au CDC qui détermine le degré de mobilisation de l’agence elle-même.
Interrogé lors d’une téléconférence avec la presse internationale, le docteur Satish Pillai qui dirige la riposte Ebola du CDC, l’a décrit comme « un ordre de mobilisation maximale du personnel et des ressources », à l’échelle de l’ensemble de l’agence et non plus seulement de l’équipe, jusqu’ici dédiée à cette épidémie.
Interrogé sur le nombre de personnes que ce relèvement allait mobiliser, Dr Satish Pillai a indiqué que le chiffre exact « variera en fonction de l’évolution de l’épidémie », mais que l’agence aura désormais « accès au personnel de toute l’agence ». Selon lui, ce geste vise aussi, en interne, à montrer que la direction du CDC « prend la situation au sérieux ».
Avec RFI