Le gouvernement congolais, par l’entremise du ministre délégué chargé de la Francophonie et de la diaspora congolaise, Crispin Mbadu Phanzu, a officiellement lancé dimanche 27 septembre 2026, à l’ambassade de la République démocratique du Congo en France, la phase pilote du programme d’identification numérique des Congolais établis à l’étranger.
Selon les autorités congolaises, cette initiative portée sous le règne de Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019, vise à « recenser, connecter et mobiliser » les compétences et les projets des Congolais vivant en-dehors de la République démocratique du Congo. L’opération concrétise l’une des résolutions issues des travaux de novembre 2025.
L’étape de Paris permettra également de perfectionner l’outil et d’avancer vers la finalisation de la pièce d’identité baptisée » Carte Okapi », destinée à accompagner le processus d’identification numérique des Congolais de l’étranger.
Après Paris, le déploiement du programme se poursuivra à Bruxelles, en Belgique, avant d’être progressivement étendu à l’ensemble du réseau diplomatique congolais, a communiqué cette branche du ministère congolais des affaires étrangères.
À cette occasion, Crispin Mbadu a insisté sur la nécessité de maintenir le lien entre les Congolais de l’étranger et leur pays. « Servir la Nation n’exige pas un retour définitif. De Paris à Kinshasa, de Bruxelles à Lubumbashi, chaque Congolais peut apporter sa pierre à l’édifice national », a souligné le ministre.
Cette vaste opération d’identification numérique des Congolais de l’étranger intervient à deux ans de la prochaine présidentielle en RDC. Lors de la dernière présidentielle, le vote concernait pour la première fois la diaspora congolaise dont celle installée en France. De manière inédite depuis l’indépendance en 1960, le scrutin dépassait les frontières du vaste Etat d’Afrique centrale de plus de 115 millions d’habitants, pour se tenir aussi à l’étranger, un droit garanti par la loi électorale, mais qui n’avait jamais été mis en œuvre.
Les ambassades des cinq pays retenus par la commission électorale pour cette expérience « pilote » : France, Belgique, Afrique du Sud, Etats-Unis et le Canada avaient donc enregistré leurs ressortissants sur les listes électorales.