Le gouvernement congolais vient d’ouvrir un nouveau chapitre sur le Fonds spécial de Réparation de l’Indemnisation aux Victimes aux Activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO). Après l’avoir annoncé début septembre 2026, le ministre de la Justice Guillaume Ngefa a communiqué ce mercredi 30 septembre, sur la première somme élevée à 120 millions de dollars américains, destinée aux communautés de l’Ituri, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé, pour les réparations collectives dans la Grande Orientale, soit, 30 millions USD par province, pour des projets structurants dans les secteurs de la santé, de l’éducation ou encore de l’accès à l’eau potable.
Ce financement fait la continuité des opérations du Fonds spécial de Réparation de l’Indemnisation aux Victimes aux Activités illicites de l’Ouganda en RDC. Fixant 325 millions de dollars américains, le montant des réparations dues par l’Ouganda, voisin du Congo dans la partie est, celui-ci, en réparation des dommages causés lors des affrontements armés par des troupes ougandaises et rwandaise dans le nord-est de la RDC entre 1998 et 2003. Et pour lequel, les autorités congolaises procédé au départ par les indemnités individuelles, de remettre l’argent liquide à chaque victime.
La campagne faisait également l’objet d’une poursuite judiciaire à Kinshasa, entre le FRIVAO et aux accusés Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et Chançard Bolukola, l’ex coordinateur intérimaire du FRIVAO. Accusés d’avoir détourné plus de 20 millions de dollars à travers des marchés publics controversés et des indemnisations contestées. L’ex ministre a été condamné à 10 ans de travaux forcés dans cette affaire.
Pour cette nouvelle étape, le nouveau garde des Sceaux a indiqué avoir sollicité l’accompagnement des représentants de peuple de coin pour également garantir la transparence de ce processus.
« J’ai sollicité l’accompagnement des élus afin de garantir un processus transparent, équitable et proche des réalités des populations. Les réparations collectives avanceront parallèlement aux indemnisations individuelles, pour répondre à la fois aux besoins des communautés et aux droits des victimes. Notre responsabilité est de transformer cette victoire judiciaire en réalisations concrètes, durables et porteuses d’espoir pour les populations affectées. En ma qualité d’autorité de tutelle, je veillerai à la transparence, à la traçabilité des fonds et à la redevabilité tout au long du processus, afin que chaque ressource bénéficie réellement à celles et ceux qui en ont besoin » a t-il expliqué l’actuel ministre de la Justice.