La prison centrale de Makala, le plus grand centre pénitentiaire du pays, à Kinshasa, fait face à une surpopulation carcérale majeure. Conçu pour accueillir 1 500 personnes, l’établissement héberge actuellement plus de 16 000 détenus. Face à cette situation, le ministre de la Justice Guillaume Ngefa, a à son tour, annoncé l’examen des dossiers des détenus avec, dit-il, diligence, afin d’envisager la procédure de la mise en liberté dans le strict respect de loi.
L’annonce de cette procédure de la part de Guillaume Ngefa intervient après sa visite d’évaluation ce jeudi 15 jeudi 2026, à la prison centrale de Makala, aux côtés du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde. Et le patron de la justice congolaise décrit un état préoccupant dans cette maison carcérale marqué par les infrastructures et les difficultés d’accès aux soins qui exigents selon lui, une réponse rapide et responsable, en indiquant que la majorité de personnes incarcérées à Makala sont en détention préventive.
Par ailleurs, le ministre de la justice a salué dans son communiqué, la décision du procureur général près la Cour de cassation ayant permis la libération de 108 détenus, après examen de leurs situations respectives. Il a également rappelé avoir lui-même accordé, la semaine précédente, une libération conditionnelle à 66 personnes remplissant les conditions légales.
Pour cette nouvelle procédure, une attention particulière sera accordée aux femmes détenues avec leurs enfants en bas âge ainsi qu’aux personnes souffrant de troubles mentaux. Le gouvernement entend ainsi placer le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux au cœur des mesures envisagées pour améliorer les conditions de vie en milieu carcéral.
Pour Guillaume Ngefa, le désengorgement des prisons constitue une nécessité qui doit être menée avec rigueur, humanité et dans le respect de l’État de droit. Le ministre rappelle que la privation de liberté ne saurait justifier une atteinte à la dignité des détenus et insiste sur l’importance de garantir la régularité des détentions et la protection des droits fondamentaux.