Les forces gouvernementales de la RDC ont accusé encore les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, de multiplier des attaques contre ses positions, aux Nord et Sud Kivu, dans la partie est du pays, dont une grande zone de la région est contrôlée par ce mouvement armé non étatique. Alors que les accords déjà en vigueur signés entre Kinshasa et les dirigeants rebelles sous la facilitation du Qatar, décrètent également la cessation des hostilités entre les deux entités.
« Les forces armées de la République démocratique du Congo alertent, pour la énième fois sur d’incessantes et multiples attaques perpétrées par la coalition AFC-M23 et alliés contre leurs positions au Nord Kivu et au Sud-Kivu. Ces attaques menées en violation flagrante et intentionnelle de l’accord de paix de Washington et de la déclaration de principes de Doha visent à saboter les efforts entrepris et à mettre à mal les différents processus destinés à ramener une paix durable dans la partie orientale de notre pays », déclare l’armée dans un communiqué, signé ce mardi 19 août 2025.
Au regard des attaques en répétition ces derniers temps dans la région des Grands Lacs, perpétrées par les rebelles du M23 sous les commandes de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), Kinshasa met à témoin les médiateurs dont les États-Unis et l’État du Qatar, face à ces « violations récurrentes du cessez-le-feu qui, non seulement compromettent les pourparlers de paix, mais aussi et surtout sont à la base des tueries et des déplacements massifs des populations civiles.»
Il y a quelques jours, le gouvernement congolais avait annoncé sa volonté de reprendre des discussions avec l’AFC M23 sous l’égide du Qatar pour faire avancé les étapes de déclarations des principes. Sur le terrain, les visages expriment d’autres messages. l’armée congolaise a déclaré à cet effet, d’être obligée de « prendre des mesures qui s’imposent pour répondre à toutes provocations.»
David Ekutshu