Les habitants du quartier Batumona bouleversés par des rumeurs d’un bouclage non ciblé, qui se sont vite répandues la soirée de ce vendredi 30 janvier, dans ce coin de la quatrième plus vaste commune de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC). De nombreuses familles ont poussé leurs jeunes garçons des 16 à 30 ans ( les probables cibles de l’opération) d’aller passer la nuit ailleurs.
Tout a commencé après la disparition d’un policier quelques semaines plus tôt, tabassé à mort par la population du quartier Kasa, loin de là où les inquiétudes du bouclage planent actuellement. Des jours après ce drame tragique, la police avait procédé aux arrestations jugés « arbitraires » par la majorité des habitants, et un peu loin, du lieu de la scène.
La nuit du jeudi 22 au 23 janvier dernier, un bouclage non ciblé était effectué par la police, des « manières désordonnées », selon plusieurs habitants, qui ont confié au média rdcactualité.com ce jour. Une jeune mère, par ailleurs, accuse les agents de l’ordre du « viol » et de « dérapage » lors de cette opération.
« après avoir contrôlé dans ma maison, les policiers avaient pris mon téléphone. Une autre maison, ils ont pris la nourriture, et l’ont mangée », relate cette mère au foyer.
L’amende commence à 200.000 FC, discutable
À en croire de dizaine de témoignages, les victimes de ces arrestations sont frappées par des amendes qui commencent à 200.000 Francs congolais, l’équivalent de 85 dollars américains. Des sommes un peu colossales pour la majorité de familles de cette partie, qui vivent à moins de 5 USD par jour, d’après un constat.