Le prix Nobel de la paix congolais Denis Mukwege a mis en garde jeudi dernier contre un risque d’escalade régionale après des attaques par drones visant l’aéroport stratégique de Kisangani, de la province de la Tshopo au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), estimant que le Rwanda et l’AFC-M23 qu’on pointe du doigt sur cette attaque, doivent être frappés par des sanctions » fortes » à l’endroit de leurs opérations militaires sur le sol congolais.
Dans une déclaration datée du 6 février, M. Mukwege affirme que ces attaques, survenues dans la nuit du 31 janvier au 1er février, ont été revendiquées par le Mouvement AFC-M23 soutenu par Kigali, n’ont fait aucune victime à déplorer à ce stade, selon le texte. Malgré que les autorités locales ont dément cette escalade aérienne.
Le médecin congolais estime que ces frappes « risquent sérieusement de raviver les tensions ougando-rwandaises », en faisant ressurgir le spectre de la « guerre de six jours » de juin 2000 dans cette capitale provinciale, au cours de laquelle des affrontements entre forces rwandaises et ougandaises avaient causé des massacres de civils congolais restés impunis.
Avec actualité.cd