La tenue scénique adoptée par les danseuses dans le clip « Zala » du chanteur congolais Héritier Watanabe ne passe pas inaperçue. À Kinshasa, elle semble avoir inspiré certaines filles finalistes de l’Examen d’État, qui ont adopté un style vestimentaire similaire lors des épreuves certificatives de cette fin d’année scolaire 2024-2025.
Des mini-jupes plissées qui attirent l’attention
Dans le clip en collaboration avec Lobeso, les danseuses apparaissent vêtues de mini-jupes noires et blanches à plis, proches de l’uniforme scolaire traditionnel en RDC. Ce look a visiblement marqué l’esprit de nombreuses candidates, notamment à Kinshasa, où l’on a pu observer une recrudescence de ces tenues dans plusieurs centres d’examen lors de la session ordinaire lancée le 28 juillet.
Des photos capturées par le photographe primé Nathanaël Milambo, lauréat du Prix Lokumu 2024, montrent de jeunes filles en mini-jupes et collants résille, une tenue qui, selon certains observateurs, flirte avec les limites des bonnes mœurs dans un cadre scolaire officiel.
Un clip controversé malgré son succès
La chanson « Zala », portée par le refrain populaire « Magoda » un terme en lingala aux connotations sexuelles, avait déjà suscité la réaction de la Commission nationale de censure. Celle-ci a interdit sa diffusion sur les chaînes de télévision, radios, bars, discothèques et autres lieux publics.
Cependant, la chanson reste accessible sur les plateformes numériques. Sur YouTube, le clip cumule plus d’un million de vues en moins d’un mois, confirmant son succès auprès du public, en particulier les jeunes.
Entre culture populaire et responsabilité éducative
Cette situation soulève la question de l’influence de la culture musicale et numérique sur les comportements des élèves en fin de cycle. Alors que les réseaux sociaux échappent au contrôle direct des autorités, l’impact visuel et symbolique de ces clips reste omniprésent, interpellant parents, éducateurs et institutions sur le rôle de la musique dans la formation des jeunes.
David Ekutshu