La société civile dénonce la dépense inutile à l’encontre du concert de la chanteuse Rebo Tshulo, produit par les autorités provinciales de la Tshopo, qui a eu lieu ce samedi 16 août à Kisangani, chef-lieu de cette province. Au regard des besoins que manquent la population de la partie nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment : l’eau potable.
« Le gouverneur depense des milliers des dollars inutilement pour un concert alors que la province de la Tshopo manque de tout : pas de routes, pas d’électricité, pas d’eau potable… La ville, jadis paisible, est abandonnée et connait une forte criminalité », a décrié sur X, le mouvement citoyen La Lutte pour le changement, La LUCHA, en sigle, balançant également une vidéo dans laquelle un jeune habitant de cette ville qui a ainsi « interpellé » la conscience des autorités vu les contraintes d’électricité, d’eau potable…
Cette structure (La LUCHA) n’a pas mentionné le nom de Rebo Tshulo ou de son show ténu à la Grande poste de Kisangani devant les Boyomais sous le thème « Aksanti » qui veut dire en français « Merci », mais la tendance est bien claire. La danseuse et auteure de plusieurs titres à succès a presté par l’initiative du ministère provincial de l’éducation sous les dispositions du gouvernorat, à sa tête Paulin Lendongolia Lebabonga, pour un évènement culturel dénommé concert populaire « pour la paix ».
David Ekutshu