Ou l’extraordinaire ascension sociale d’une jeune fille d’origine modeste qui devint l’une des femmes les plus influentes de la RDC.
Identifier ses propres atouts
Les amateurs de boxe anglaise savent que ce sport noble n’a que trois coups de base : le direct, le crochet et l’uppercut. C’est l’aptitude à combiner ces trois coups qui fait la différence entre un grand champion comme Mohamed Ali ou Mike Tyson et un boxeur moyen. Pierrette Mbombo va prendre conscience très tôt que pour réussir sa vie et atteindre ses objectifs, elle doit s’appuyer sur ses trois atouts : son intelligence hors du commun, sa volonté de fer et sa sociabilité.
Danser sur le ring de boxe de la vie
Comme le grand champion de boxe américain Ray Sugar, Pierrette Mbombo va danser sur le ring de la vie en combinant avec maestria son intelligence, qui lui permettra rapidement de sauter ou de contourner les obstacles qui se dresseront sur son chemin et trouver les solutions adéquates, sa volonté, qui l’aidera à tenir bon quand les autres abandonnent et son caractère, qui lui permet d’être appréciée par ses amis, camarades d’études et collègues.
Une étudiante déterminée et pressée
Pierrette Mbombo est inscrite au lycée Tobongisa de Kinshasa/Ngaliema où elle obtiendra son diplôme d’Etat en 1984. Admise à la faculté de droit de l’université de Kinshasa, elle décide de mettre le turbo pour ne pas connaître la vie de certains étudiants qu’elle a trouvé sur le campus. Ces étudiants de carrière se sentent obligés de reprendre une fois ou deux chaque palier du cursus universitaire. Pierrette décide de faire le contraire de ces aînés. Elle s’engage non seulement à ne pas redoubler une seule année mais à obtenir des résultats avec brio. C’est ainsi que de la première à la troisième année graduat, Pierrette Mbombo va distinguer.
Le meilleur résultat de l’année des universités
Ces trois années d’intenses efforts, des centaines d’heures d’études, de sacrifice et de privations vont affecter son rendement également au cycle de Licence, des attitudes qui seraient porteuses ainsi de distinctions. Elle tiendra alors sa promesse en obtenant les meilleurs résultats de l’université de Kinshasa, en ex aequo avec un étudiant de la faculté de médecine du nom de Thiala, aujourd’hui grand médecin aux États-Unis d’Amérique et professeur d’université.
Le prix Mobutu et la bourse pour l’université de la Sorbonne
Grâce à ces résultats, Pierrette Mbombo va obtenir le Prix Mobutu, d’un montant de 5 000 dollars américains, décerné au meilleur étudiant de l’année. Ce prix Mobutu lui est remis par le recteur Bingoto. En plus de ce prix, elle obtient une bourse pour aller poursuivre ses études du troisième cycle dans la prestigieuse université française du Panthéon-Sorbonne. Elle est aussi retenue d’office comme assistante à l’Unikin.
Une personne généreuse !
Pierrette Mbombo, fut l’épouse de l’homme d’affaires congolais Jeannot Bemba Saolona ( mort en 2009). Elle est aussi très présente dans les actions humanitaires dans son pays. En décembre 2022, cette dernière avait apporté son aide aux personnes déplacées suite aux violences armées dans l’est de la République démocratique du Congo. Son dévouement est remarquable auprès des orphelins d’où elle ne cesse à apporter son assistance.
Une grande personnalité publique de mérite de la RDC
Pierrette : Juriste de formation, elle est également connue dans l’entrepreneuriat et au monde des affaires, ainsi à la Direction générale des Douanes et Accises, DGDA en sigle, ancienne OFIDA, débarquait depuis l’âge de 25 ans, soit, en 2005, où elle chapeaute jusqu’à ce jours, la Direction de la Brigade Douanière et Lutte contre la Fraude de cet organisme chargé de la collecte des droits et taxes, de la protection des frontières et de la lutte contre le commerce illicite en République démocratique du Congo (RDC).
Ces fonctions, un fruit d’un bagage intellectuel acquis après un brillant parcours académique, c’est encore sur plan Professionnel où elle s’est distinguée comme une douanière dotée d’une compétence éprouvée. Elle avait été engagée par le concours avec le grade de recrutement des cadres universitaires à la DGDA où elle gravie tous les échelons du grade de vérificateur, contrôleur, Inspecteur et Directeur des grades et des fonctions.
Portrait signé par le journaliste David Ekutshu et l’historien Thomas Luhaka