L’aéroport international de Bangboka reste t-il dans le viseur de la milice du M23 ? Des nouvelles attaques de l’air ont visé ces installations au trafic aérien, de la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), attribuées à ce groupe non étatique appuyé par le gouvernement rwandais, dans la guerre en cours qui déchire la région congolaise des Kivus, frontalière à Kigali, dans l’impasse de la communauté internationale.
Les autorités provinciales ont formellement indiqué que, les rebelles du Mouvement armé du 23 mars (M23) ont attaqué ce 1er mars, depuis 2h du matin, heures locales cet aéroport, situé juste à plus de 1000 Kilomètres des lignes de front. « Ces attaques se sont amplifiées pendant les heures de pointe des activités aéroportuaires civiles ».
« Quatre de ces drones ont été interceptés et abattus sur le ciel de Bangboka: Le premier à 15h 48′, le deuxième à 17h30′, le troisième à 19h30′ et le dernier à 19h45′ ; alors qu’un appareil civil de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) amorçait déjà son atterrissage depuis 19h45′.», ont fait savoir les autorités locales dans un communiqué parvenu à rdcactualité.com
Ces nouvelles attaques visant l’aéroport de Kisangani intervient dans un contexte de crise sécuritaire persistante, auquel les affrontements intenses entre l’armée congolaise et ses alliés locaux contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, se poursuivent plus précisément près du site minier de la cité de Rubaya, qui produit 30% du coltan mondial. Un complexe officiellement dans les accords de Kinshasa et Washington, en liens à ce conflit sans précédent.
Les deux camps en conflit, se réactivent sur plusieurs axes au front, notamment dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, à l’est de la RDC, causant également la mort de Willy Ngoma, figure militaire de l’AFC-M23, tué par des frappes de drones des forces gouvernementales, alors que le cessez-le-feu en vigueur, proposé par le nouveau médiateur de cette crise, la République d’Angola, le choix de l’Union africaine, reste sans effet, de même à d’autres anciens engagements en ce sens.
L’aéroport international de Bangboka dans le viseur de l’AFC-M23 ?
Selon les autorités locales, ces attaques n’ont fait qu’aucune victime. Mais ces attentives sont similaires à celles des 31 janvier et 1er février derniers, ciblant les mêmes installations. Le rapport de l’Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, Ebuteli, publié le 18 février 2026, indique que, les attaques revendiquées par la rébellion de l’AFC-M23, sur Bangboka, visaient le Centre de commandement des drones de l’armée congolaise se trouve dans l’aéroport de Kisangani.
Ces derniers jours, au front, les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se voient en progression par les attaques de l’air au plutôt que les affrontements terrestres. Preuve en est, l’armée régulière a relancé une offensive contre plusieurs positions de la milice du M23, à l’aide notamment des drones, causant ainsi la mort de Willy Ngoma, un haut cadre de ladite plateforme politico-militaire. Un tournant dans cette crise sécuritaire dont les discussions de paix demeurent extrêmement fragiles.
David Ekutshu