A general view of a dismantled Armed Forces of the Democratic Republic of the Congo (FARDC) vehicle in a street in Bukavu on February 17, 2025. Columns of M23 fighters allied with Rwandan troops on February 16, 2025 entered the centre of another key city in the eastern Democratic Republic of Congo as the African Union highlighted growing fears that the strife-torn country could break up. Scores of people have fled since the fighters reached outlying districts of Bukavu, capital of South Kivu province, on February 14, 2025. It was barely defended by the Congolese armed forces (FARDC). (Photo by Amani Alimasi / AFP) / The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by Amani Alimasi has been modified in AFP systems in the following manner: [February 17, 2025] instead of [December 17, 2025]. Please immediately remove the erroneous mention[s] from all your online services and delete it (them) from your servers. If you have been authorized by AFP to distribute it (them) to third parties, please ensure that the same actions are carried out by them. Failure to promptly comply with these instructions will entail liability on your part for any continued or post notification usage. Therefore we thank you very much for all your attention and prompt action. We are sorry for the inconvenience this notification may cause and remain at your disposal for any further information you may require.
La situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ces dernières semaines, les attaques contre les civils et les infrastructures essentielles se sont multipliées, plongeant la région dans une crise sans précédent.
Selon un rapport du Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), publié samedi, les violences s’intensifient, notamment dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Goma et Bukavu sont désormais sous le contrôle des rebelles du M23, un groupe armé soutenu par l’armée rwandaise.
– Des attaques ciblées contre les hôpitaux et les civils –
Entre le 1er et le 3 mars, plusieurs établissements de santé à Goma ont été la cible d’attaques, marquant une escalade alarmante dans les violences. Les assaillants s’en prennent aux structures médicales et au personnel soignant, aggravant une situation humanitaire déjà critique.
Parallèlement, la criminalité explose dans la ville : braquages, vols et agressions se multiplient, semant la terreur parmi les habitants.
– Des combats meurtriers et un exode massif –
Entre le 18 et le 25 février, le M23 a affronté d’autres groupes armés dans le territoire de Masisi, notamment dans le groupement Biiri. Ces combats ont coûté la vie à au moins quatre civils, dont un travailleur humanitaire touché par une balle perdue, tandis qu’un enfant réfugié dans une base humanitaire a été blessé.
Plus au nord, dans le territoire de Lubero, les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles ont forcé plus de 100.000 personnes à fuir leur foyer. Des axes entiers, comme Alimbongo-Kitsombiro et Alimbongo-Kipese, sont désormais désertés, et des milliers de familles cherchent refuge dans des localités comme Butembo, Masereka et Kyondo.
– Des écoles et des centres de santé paralysés –
La guerre a des conséquences directes sur les infrastructures vitales. De nombreuses écoles et centres de santé ont fermé leurs portes, privant près de 50.000 enfants d’accès à l’éducation et des milliers de personnes de soins médicaux. Le 25 février, dans le territoire de Walikale, un groupe armé a pillé le centre de santé de Rusamambu après des affrontements avec le M23, volant des kits médicaux et endommageant les installations.
– Une crise qui s’enlise –
Depuis sa résurgence en 2021, le M23, appuyé par environ 4 000 soldats rwandais selon des experts de l’ONU, ne cesse d’étendre son influence en RDC. Ses offensives successives plongent l’Est du pays dans une spirale de violence, tandis que la population civile, démunie et prise au piège, tente de survivre au milieu des combats. Face à cette catastrophe humanitaire, la communauté internationale reste interpellée sur l’urgence d’une réponse à la hauteur du drame qui se joue en RDC.
La rédaction