Trois officiers des Forces armées congolaises (FARDC) sont arrivés cette semaine à Goma, selon RFI pour intégrer le mécanisme conjoint censé surveiller le cessez-le-feu entre Kinshasa et l’AFC/M23. Un dispositif prévu depuis l’accord de Doha, en octobre 2025, mais resté six mois sur le papier avant d’être signé. Sur le terrain, pendant ce temps, les deux camps continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles attaques contre des civils.
Ils s’appellent Cosmas Ben Epule, Fredy Lokuli Bofanda et André Kitoko Dimonekene. Un lieutenant-colonel et deux majors des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), arrivés le 13 juillet à Goma, à bord d’un vol de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à en croire des sources concordantes. Selon les informations de Radio France Internationale (RFI), ils étaient accompagnés de la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies en RDC, Vivian van de Perre.
Leur mission : représenter la partie gouvernementale au sein du Mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu avec le groupe politico-militaire AFC/M23, connu sous le sigle EJVM+ en anglais (Expanded Joint Verification Mechanism) et MCVE+ en français.
Un mécanisme resté six mois sur le papier
L’idée de ce dispositif ne date pas d’hier. Elle remonte à l’accord de cessez-le-feu signé à Doha entre Kinshasa et l’AFC/M23, le 14 octobre 2025, qui prévoyait déjà un mécanisme chargé d’en vérifier l’application. Les termes de référence, mandat, composition, fonctionnement ont ensuite été adoptés le 2 février 2026.
Mais entre ces engagements de principe et leur mise en musique concrète, il aura fallu attendre encore plusieurs mois. L’opérationnalisation du mécanisme a pris du retard avant d’être finalement actée en avril, lors des pourparlers de Doha organisés à Montreux, en Suisse, entre le 13 et le 17 avril.