En République démocratique du Congo, un pays de plus de 110 millions d’habitants, enregistre entre 5 000 à 5 800 décès par suicide chaque année, selon le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Étienne Mpoyi. Des chiffres communiqués ce jeudi 10 septembre par le gouvernement congolais, à l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide.
Dans un pays où la souffrance psychique reste encore occultée, les autorités sanitaires appellent à l’attention soutenue aux personnes qui nous entourent. » Un changement de comportement, un isolement inhabituel ou des paroles exprimant une profonde détresse peuvent être des signes à prendre au sérieux « .
Ne restons pas silencieux face à la souffrance, conseille le ministère de la santé. Si vous êtes en détresse ou si une personne de votre entourage traverse une période difficile, parlez-en et cherchez de l’aide auprès d’un professionnel de santé, souligne t-il.
Lever les tabous autour de la santé mentale est devenu une urgence de santé publique, particulièrement dans l’Est du pays, meurtri par les traumatismes de guerre. Car le suicide constitue une crise silencieuse, encore insuffisamment mise en lumière. On parle de milliers de morts chaque année. Selon l’OMS, la RDC se hisse au troisième rang africain en nombre de cas. Guerres à l’Est, précarité, violences et traumatismes du quotidien : les causes s’accumulent, face à l’absence d’une véritable stratégie nationale de prévention et de prise en charge.