Le procès très attendu de Constant Mutamba devant la Cour de cassation a pris une tournure inattendue ce lundi 27 juillet. Alors qu’il avait, dans une lettre datée du 23 juillet, réclamé la retransmission intégrale de son procès sur la RTNC et l’ouverture de la salle d’audience au public, invoquant les articles 149 et 20 de la Constitution, l’ancien garde des Sceaux a finalement quitté les débats en signe de protestation.
Devant la Cour, Mutamba a vivement contesté la régularité de la citation dont il fait l’objet, accusant les greffiers d’y avoir introduit de fausses mentions alors même qu’il avait accepté de comparaître. « Les greffiers mentent », a-t-il lancé, exigeant la production du document litigieux qu’il entend contester. Il a également dénoncé le refus du tribunal de grande instance de la Gombe d’enregistrer sa propre citation directe déposée contre le greffier de la Cour de cassation, Kinakina Kiki, qu’il accuse de faux en écriture. Selon lui, la Cour lui aurait par ailleurs refusé le droit de soulever ses exceptions et moyens de défense.
Refusant de cautionner une procédure qu’il juge entachée d’irrégularités, l’ancien ministre de la Justice a affirmé être prêt à « boire la ciguë comme Socrate » plutôt que de renoncer à ce qu’il présente comme un combat pour la justice et la vérité, avant de quitter la salle d’audience. Poursuivi aux côtés de l’ancien coordonnateur du FRIVAO Chancard Bukolela pour des décaissements contestés portant notamment sur un paiement de 14,3 millions de dollars à Congo Energy, Mutamba avait déjà, lors de sa première comparution le 13 juillet, contesté n’avoir jamais reçu de citation régulière ni eu accès au dossier avant sa présentation devant la Cour.
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