Ce mardi 1er septembre 2026, des millions d’élèves reprennent le chemin de l’école sur l’ensemble du territoire national de la République démocratique du Congo (RDC). Cette rentrée intervient dans un contexte exigeant, le pays est confronté aux crises sécuritaire et sanitaire sans précédents. Sur la situation sanitaire, due à l’épidémie d’Ebola, la plus meurtrière de l’histoire de la RDC, le gouvernement annonce des mesures renforcées dans les zones affectées par la maladie hors du contrôle.
Les autorités congolaises, par le biais du ministère de l’Éducation nationale, ont annoncé dans un communiqué officiel, que » dans les zones touchées par Ebola, des mesures sanitaires renforcées sont prévues et un dispositif léger d’enseignement à distance pourra être activé lorsque la situation l’exige, afin d’assurer la continuité des apprentissages ». Au total : 6 provinces du nord-est de la RDC sont affectées par le virus, portée par la souche Bundibugyo, qui continue son expansion depuis plus de 100 jours.
Une pensée particulière pour les élèves, les enseignants et les familles confrontés à l’insécurité et aux conflits
Par ailleurs, la situation sécuritaire en République démocratique du Congo demeure également préoccupante depuis plusieurs années, provoquée par la guerre aux lendemains inconnus entre les forces gouvernementales et leurs alliés locaux y compris Bujumbura contre la milice du M23, qui contrôle une vaste étendue de la région des Kivus dont deux villes stratégiques, Goma et Bukavu, avec le soutien de l’armée rwandaise.
» Dans un pays qui aspire à la paix et à la cohésion, l’école doit continuer à former des citoyens responsables, fidèles à la République, attachés au bien commun et respectueux des autres « , souligne t-elle à la veille du premier jour d’école fixé pour un mardi, au lieu de lundi comme aux allures habituelles.
La ministre congolaise en charge de l’éducation nationale Raïssa Malu a dans un communiqué officiel, exprimé sa » pensée particulière « : pour les élèves, les enseignants et les familles confrontés à l’insécurité et aux conflits. » Leur droit à l’éducation doit rester pleinement garanti « , déclare t-elle.
» Nous lançons également 78 cantines scolaires pilotes, soit trois par province, ainsi que les Clubs de veille citoyenne, pour améliorer les conditions d’apprentissage et faire vivre les valeurs de civisme, de patriotisme et de respect du bien commun « , annonce Raïssa Malu dont sa gestion est marquée également par la correction la plus rapide de l’histoire du pays des copies de l’examen d’État de fin de cycle humanitaire, à l’aide de l’intelligence artificielle (IA).
Par ailleurs, le gouvernement congolais a garanti la gratuité de l’enseignement primaire public. Disant : elle demeure » un engagement fondamental de l’État. J’appelle les responsables scolaires au strict respect des dispositions en vigueur afin qu’aucune pratique irrégulière ne prive un enfant de son droit à l’éducation « .
David Ekutshu