L’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) met en garde contre la recrudescence, sur les réseaux sociaux, de contenus présentant certains officiers généraux et supérieurs sous un jour excessivement élogieux, tandis que d’autres membres de la hiérarchie militaire font parallèlement l’objet de campagnes de dénigrement. Dans un communiqué daté du 11 septembre 2026, l’armée congolaise dit constater la circulation de ce type de contenus notamment sur YouTube, Facebook et TikTok. Elle estime que ces pratiques sont susceptibles d’alimenter des divisions au sein des Forces armées.
L’état-major rappelle que les FARDC reposent notamment sur la discipline, la cohésion, la solidarité, la neutralité, la loyauté et le strict respect de la hiérarchie. Selon lui, l’institution militaire ne doit pas devenir le théâtre de rivalités médiatiques, de promotion personnelle ou de règlements de comptes par réseaux sociaux interposés.
L’armée met également en garde également contre la diffusion d’informations non vérifiées, de propos diffamatoires et d’accusations infondées ainsi que contre l’utilisation de montages audiovisuels ou de récits spéculatifs présentés comme des faits établis, sans source officielle ou crédible.
Par ailleurs, les forces gouvernementales invitent ainsi les créateurs de contenus, les administrateurs de pages et les internautes à faire preuve de responsabilité et à vérifier les informations avant de les partager.
L’état-major souligne que les analyses et les critiques peuvent être légitimes lorsqu’elles reposent sur des faits vérifiés et sont formulées dans le respect des personnes et des institutions de la République. Il demande aux internautes de privilégier une information vérifiée et recoupée, dans l’intérêt supérieur de la Nation, de la cohésion des FARDC et du moral des militaires engagés au front.
L’armée rappelle aussi que l’évaluation des mérites, des responsabilités et des performances de ses cadres relève des autorités militaires habilitées, et non des mouvements d’opinion orchestrés sur internet.
Cette mise en garde intervient en pleine guerre qui déchire la RDC dans sa partie Est, entre l’armée congolaise et ses alliés contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, une épisode sombre pour Kinshasa qui perd une vaste étendue de la région des Kivus. Les images des affrontements armés sont relayées de fois sur les réseaux sociaux et récoltent de milliers de réactions.
Aussi dans la capitale congolaise, plusieurs généraux de l’armée congolaise dont Christian Tshiwewe, ancien chef d’Etat-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo, sont jugés dans des procès très médiatisés pour plusieurs chefs d’accusation notamment: complot, propagation des faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, désertion à l’étranger, violation des consignes…