L’épidémie d’Ebola, déclarée depuis mai dernier, continue son expansion dans le nord-est de la RDC, parmi les six provinces affectées, s’ajoute désormais le Sud Ubangu, au nord-ouest du pays. La maladie que le pays a connu sa 17e apparition dans l’histoire du Congo, devient également la plus meurtrière avec plus 3 313 décès recensés. De son côté, le gouvernement congolais a affirmé le virus portée par la souche Bundibugyo, un variant très rare, était « sous contrôle » et que le pic des contaminations avait été dépassé depuis la deuxième moitié du mois d’août, malgré la persistance de flambées locales et l’extension de la maladie à une septième province.
« La 17e épidémie est sous contrôle et le pic a été atteint depuis le début de la troisième semaine du mois d’août 2026 », a indiqué Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement, à l’issue du compte rendu de la réunion du Conseil des ministres tenue ce vendredi à Kinshasa.
Selon lui, « tous les paramètres indiquent une diminution du nombre de cas ». Dix des 61 zones de santé jusque-là affectées n’auraient enregistré aucun nouveau cas depuis au moins 21 jours. Un ralentissement de la transmission est notamment observé dans les zones de santé de Nia-Nia, Nizi et Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie, a ajouté le gouvernement.
Les autorités appellent cependant au maintien de la vigilance et à la poursuite rigoureuse du suivi des contacts. Une surveillance prioritaire reste nécessaire à Beni, Isiro, Komanda, Butembo et Mangala, où de récentes flambées ont été enregistrées. Le gouvernement a également confirmé la détection d’un premier cas dans le Sud-Ubangi, devenu la septième province touchée. Le dispositif de riposte y est en cours de déploiement et les contacts identifiés autour de ce cas ont été placés en isolement, selon le compte rendu du Conseil des ministres.
D’après le dernier rapport de l’Institut national de santé publique (INSP), le cas du Sud-Ubangi a été signalé dans la zone de santé de Bulu. Il s’agit d’un homme de 23 ans, décédé, qui avait quitté la province du Sud-Kivu le 10 juillet. Le document ne précise ni son itinéraire, ni le lieu où il aurait été contaminé.
La flambée d’Ebola connaît également la désinformation qui suscite une approche méfiante de la part de la communauté concernée, voire même des tensions entre membres de famille des patients et le personnel soignant, de situation qui handicape ainsi la riposte.