La mort tragique d’une élève de la 6e année de l’E.P Mukasa, une école catholique conventionnée, située au quartier Biyela, dans la commune de Kimbanseke, après avoir été frappée en classe par son enseignante, suscite de vives réactions. Une responsable de l’école Misani, dans la même enceinte, sœur religieuse, a lâché que « rien ne prouve que l’enfant est mort à la suite d’une simple gifle reçue en classe ; seule l’autopsie déterminera si la victime était malade bien avant ». Cette dernière, qui n’a pas souhaité donner d’informations à la presse à ce sujet, a par ailleurs, affirmé que la famille de la victime, l’établissement scolaire et la police sont convenus d’attendre l’autopsie afin d’établir les circonstances exactes de ce décès et d’en tirer des conclusions.
Cette affaire fait le tour du quartier densément peuplé et reste par contre très sensible au sein de ce cercle scolaire, qui englobe trois écoles primaires dans une même clôture, à savoir : Misani, Mukasa et Saint-Joseph, toutes sous la coordination de l’Église catholique. Alors que la police avait bouclé les lieux lundi, un climat inhabituel a été constaté ce mardi 13 octobre 2026, dans les écoles Misani et Saint-Joseph : un petit nombre d’écoliers se sont présentés pour la vacation du matin et ont été renvoyés chez eux avant l’heure de récréation (traditionnellement à 10h), un mouvement qui ne traduit pas à la tenue d’une réunion pédagogique. Malgré que les directions n’ont pas voulu faire de commentaire à ce sujet. Du côté de l’E.P Mukasa, au cœur de ce dossier, le bureau administratif est fermé, ainsi les élèves ne sont pas présentés.
Les collègues de l’institutrice qui aurait frappé cette élève, probablement en guise de punition, restent très discrets sur l’identité de leur consœur. Selon nos dernières informations, il ne s’agirait pas d’une sœur religieuse, mais d’une mère de famille d’un certain âge. De même, aucune information officielle n’a filtré sur la victime, qui étudiait dans une école de garçons de la 1ère à la 5e année, devenue mixte au niveau terminal (6e année).
L’établissement scolaire est plongé cependant dans l’inquiétude après la mort de cette élève à l’hôpital, survenue quelques jours après avoir reçue des coups de fouet de la part de son enseignante. Selon un agent sur place, la famille de la victime, accompagnée de nombreux amis et connaissances, s’est présentée en masse lundi les avants midi sur ce vaste site qui regroupe notamment un hôpital, un couvent, une école secondaire et humanité mixtes à partir de 3e année (Collège Saint Frédéric) et un lycée pour filles. Craignant que la situation ne dégénère en chaos face aux vives tensions du côté de la famille, les sœurs religieuses auraient fait appel à la police.
David Ekutshu