Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a affiché sa fermeté à l’égard des médias qui réaliseraient des reportages visant à promouvoir le Front révolutionnaire national (FRN) ou à faire l’apologie de la rébellion. Il a affirmé que de tels contenus exposeraient leurs auteurs à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension.
« Tout reportage visant à glorifier, légitimer ou susciter l’adhésion au FRN sera sanctionné par une suspension sans le moindre remords », a prévenu Christian Bosembe, réaffirmant ainsi la position du CSAC face aux productions médiatiques qu’il considère comme une forme de promotion de ce mouvement.
Le responsable du régulateur des médias a également défendu le pouvoir de sanction de son institution à l’égard des journalistes qui accorderaient la parole à des personnes frappées d’une interdiction de s’exprimer dans le pays. « Le CSAC a le droit de sanctionner un journaliste qui donne la parole aux personnes qui ont été interdites de parler dans un pays », a-t-il soutenu.
Christian Bosembe a, par ailleurs, dénoncé ce qu’il considère comme une démarche inacceptable consistant à donner la parole à un ancien dirigeant qu’il accuse d’avoir pris les armes contre les institutions qu’il avait lui-même contribué à bâtir.
« Il est inacceptable de tendre le micro à un homme qui, après avoir dirigé le pays pendant 18 ans et bâti ses institutions, a pris les armes pour les détruire », a-t-il déclaré.
Depuis la chute de Goma et Bukavu, début 2025, dans la guerre en cours entre l’armée congolaise et ses alliés contre la milice du M23 soutenue par l’armée rwandaise, le régulateur avait endurci le ton sur la manière d’informer sur le conflit qui a déchiré la RDC dans sa partie Est. De même, ce dernier enfonce le clou sur les médias congolais après la récente sortie médiatique de l’ex président Joseph Kabila il y a quelques jours, et son statut officiel du Chef d’une plateforme politico-militaire avec l’objectif de renverser le pouvoir de Félix Tshisekedi.