La 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, due à la souche Bundibugyo, continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC). Le pays totalise désormais 9 552 cas confirmés et 4 602 décès, soit un taux de létalité de 48,2 %, selon le rapport de situation n° 157 du ministère de la Santé publique, publié le 19 octobre 2026. Ces nouvelles contaminations placent le Nord-Kivu devant l’Ituri en nombre de cas notifiés pour cette journée. Toutefois, l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, concentrant 72,9 % des cas cumulés.
Pour la seule journée du 18 octobre, 97 nouveaux cas ont été notifiés, dont 48 au Nord-Kivu, 42 en Ituri et 7 dans le Haut-Uélé. Au cours de cette même journée, 41 décès confirmés ont également été enregistrés.
La propagation de la maladie concerne désormais huit provinces et 66 zones de santé sur les 178 que compte le pays, selon les données du ministère de la Santé publique.
Au-delà de l’augmentation des contaminations et des décès, les autorités sanitaires s’inquiètent du recul du suivi des contacts, un dispositif essentiel pour identifier les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus. Le taux de suivi est passé de 80 % à 76,9 %, restant ainsi largement inférieur au seuil requis de 95 %.
La situation est particulièrement préoccupante à Bunia, où ce taux est tombé à 26 %, illustrant les difficultés rencontrées dans le suivi des personnes exposées.
Par ailleurs, des équipes de décontamination ont été agressées dans la zone de santé de Beni. Ces incidents interviennent alors que les équipes sanitaires poursuivent leurs interventions dans les zones touchées par l’épidémie.