l’ONG Human Rights Watch a alerté dans son nouveau rapport effectué avec l’organisation congolaise de défense des droits des femmes (SOFEPADI), sur l’intensification des violences sexuelles commises par toutes les parties en conflit dans les provinces de l’Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), durant quasiment l’ensemble de l’année dernière.
« Les violences sexuelles liées au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo se sont intensifiées, tandis que le soutien aux survivantes a considérablement diminué. Human Rights Watch a documenté des violences sexuelles commises par des membres d’au moins cinq groupes armés non étatiques et par des soldats de l’armée congolaise dans l’est de la RD Congo.», fait savoir Human Rights Watch (HRW), dans son rapport publié ce lundi 12 janvier 2026.
Dans ce rapport officiel, l’organisation internationale centrée sur les enquêtes des violations des droits humains dans le monde, a également indiqué que l’intensification des violences sexuelles dans la partie est de la RDC, est due aux combats dans les provinces de l’Ituri, Nord-Kivu, et du Sud-Kivu, ainsi que les baisses des financements et les difficultés d’accès aux services de santé.
Dans ce coin de la RDC, frontalier de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, les affrontements font rages entre l’armée congolaise et ses alliés locaux contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda dans le grand Kivus, et les groupes non étatiques de CODECO et ADF sont accusés des exactions dans la province voisine, de l’Ituri.
Au regard de cette ampleur qui viole le droit international humanitaire, cette organisation non gouvernementale a appelé l’armée congolaise à des mesures nécessaires pour faire « respecter la discipline afin de prévenir les violences sexuelles ».
David Ekutshu