La sélection congolaise signe sa deuxième participation en Coupe du monde après plus de 50 ans, avec la pression de tout un pays, déchiré par la guerre sans précédent dans l’est de la RDC, provoquant ainsi des déplacements records de la population civile dans les zones en conflit suite aux violences armées et la crise humanitaire. L’une de détermination des Léopards pour arracher la qualification pour la phase finale du Mondial après un parcours de combattant. Érigés dans la même poule que le Portugal, porté par une nouvelle dynamique reboutable et la Colombie de Luiz Dìaz, les Congolais vont-ils réussir à faire une surprise ?
La sélection nationale de la République démocratique du Congo (RDC) est basée par une équipe remaniée, dominée des binationaux sans un joueur qui évolue au Championnat local, sous les commandes Sébastien Desabre. Depuis son arrivée sur le banc des Léopards en 2022, le technicien français de 49 ans a mis en place une philosophie remarquable et productive, permettant à la RDC d’arriver jusqu’au dernier carré de la Coupe d’Afrique des nations de 2023 en Côte d’Ivoire, la 3e édition à 24 pays, une première après celle de 2015 (16 participants). Avec Desabre, l’équipe congolaise senior de football a retrouvé le Top 10 du classement FIFA en Afrique, après des années de galère, et une qualification logique au tournoi mondial.
Mbemba et Tuanzebe face à l’armada de l’attaque portugaise
Face à la détermination et à la ferveur, les hommes de Sébastien Desabre feront leur entrée dans la compétition mercredi 17 juin, contre le Portugal de Cristiano Ronaldo, si le quintuple Ballon d’Or est à quelques pas de raccrocher les crampons synonymes d’être au bout de souffle, la Seleção est parmi le grand favori de cette 23e édition de la Coupe du monde, une première à 48 équipes au lieu de 36 nations comme le monde a connu depuis un long moment. Les coéquipiers de Vitinha ont développé la qualité technique et le style de jeu spectaculaire dans un rythme collectif. Chancel Mbemba et Axel Tuanzebe, l’unité centrale de la défense congolaise, se voient dans un duel très compliqué.
L’équipe de Roberto Martínez est également supérieure devant la République démocratique du Congo (RDC) sur le papier, 5e du classement FIFA, Vainqueur de l’Euro 2016, et Championne de la Ligue des nations 2019 et 2025. La sélection portugaise compte des cadres comme Pedro Neto, Rafael Leão, Joao Félix ou encore Gonzalo Ramos, les titulaires indiscutables dans des grands clubs du monde. Le pays n’a pas à s’inquiéter sur la mort tragique de l’attaquant de Liverpool Diogo Jota sur le plan footballistique.
La Colombie de Luis Dìaz très solide
Dans cette grande compétition sportive planétaire dont le coup d’envoi a été donné le 11 juin dernier entre le Mexique contre l’Afrique du Sud, une première à 48 participants dont huit meilleurs troisièmes vont se qualifier également pour le prochain tour. Les Léopards ne vont pas se contenter à marquer leur premier but de l’histoire au Mondial, après une campagne scandaleuse du pays lors dudit tournoi en 1974, à l’époque sous l’appellation de Zaïre, le pays au cœur d’Afrique était éliminé dès le premier tour avec trois défaites, 14 buts encaissés sans marquer (Écosse 2-0 Zaïre, Yougoslavie 9-0 Zaïre et Brésil 3-0 Zaïre). Mais déjouer les plans de ces deux équipes costaudes pour tenir son destin contre l’Ouzbékistan (51e du classement FIFA).
Les Colombiens ont été invaincus contre le Brésil de Vinicuis Junior et l’Argentine pendant la campagne des qualifications pour la Coupe du monde en cours. La Colombie est portée par Luis Dìaz, l’un des attaquants les plus explosifs. La RDC (46e du classement mondial de la FIFA), bien accompagnée par le pouvoir en place, s’apprête à marquer des esprits, mais ne doit ignorer les objectifs de l’Ouzbékistan, qui est le premier pays d’Asie centrale de se qualifier pour la phase finale du rendez-vous masculin du ballon rond.
David Ekutshu