Face à l’épidémie à virus Ebola sous le zèle de la souche Bundibugyo, qui s’étend dans l’est de la RDC, le monde s’est levé pour la riposte de cette crise déclarée urgence de portée internationale. l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF), a alerté sur les conflits dans les zones affectées provoquant les déplacements répétés de la population suite aux violences armées, des difficultés qui compromettent la riposte, et appelle de toute urgence à une réponse « qui soit à la hauteur de la crise en cours ».
La 17e apparition de la maladie d’Ebola en RDC a touché trois provinces dans l’est du pays, notamment : l’Ituri, l’épicentre de l’épidémie, les Nord et Sud Kivus. Une région frontalière et minière dont l’insécurité est demeure préoccupante depuis de décennies. L’organisation internationale axée à la Santé indique dans son rapport, que l’insécurité complique l’accès à certaines zones, et, même dans celles plus stables, « les efforts pour détecter des cas, procéder à des tests, identifier et suivre les contacts restent insuffisants face à l’ampleur de l’épidémie ».
« Les zones affectées par l’épidémie sont marquées par de longues années de conflits actifs, de déplacements répétés de populations, de lacunes dans l’accès aux soins de santé et d’insuffisance de la réponse humanitaire. Ces conditions entravent fortement les efforts actuels face à Ebola et créent un environnement propice à la propagation de la maladie.», note MSF.
Les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, avec une faible nombre de contaminations, la grande partie reste sous contrôle des rebelles du M23. La province voisine de l’Ituri qui comptabilise 95 % des cas recensés, et sous l’administration du gouvernement congolais, vit également au rythme de violences armées provoquées par de conflits communautaires et des attaques des milices très actives dont l’ADF.
Entre temps, la maladie continue sa progression dans cette vaste étendue de la partie l’orientale de la République démocratique du Congo (RDC). Un mois après la connaissance officiellement de son existence au pays par les autorités congolaises, le nouveau bilan officiel daté du 15 juin 2026, fait état de 808 cas confirmés, 192 décès, 363 patients en isolement et 48 guérisons.
David Ekutshu