Le procès opposant Deborah Tshimpaka Mulanga alias Rebo Tchulo et le Ministère public pour incitation aux militaires de commettre des actes contraires à la loi s’est ouvert pour la troisième fois ce jeudi 25 juin, au siège du Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Cette affaire a pris d’autres allures, la partie civile, corps intégrant au Ministère public, a tiré des conséquences du fait que la chanteuse n’a pas répondu à sa question : tu avais contacté quel Ministre pour qu’il t’envoie l’intervention de la force spéciale ? À cet effet, la partie civile a demandé le relevé des appels téléphoniques de l’artiste.
Selon la partie civile, Rebo Tchulo avait contacté une autorité du gouvernement, qui l’aurait envoyée les militaires sensés être en patrouille d’après leur bulletin de service. Bien que la Cour a invité la partie civile de ne pas « politiser » la procédure, mais Elle (le Cour) a autorisé la demande auprès de la défense de ramener le relevé des appels téléphoniques pour en savoir sur cet angle.
Alors que danseuse a été victime du vol de ses objets de valeur lors du tournage de son clip, le Ministère public a déclaré que d’être saisi pour les faits de tortures et extorsion, à l’endroit du présumé voleur, qui fait partie de l’équipe du réalisateur du tournage du clip. Des « faits graves » qu’avaient reconnu la partie de la défense.
Lors de son tour de témoigner, l’ex copine de l’artiste Innoss’B, a accepté que les scènes de tortures s’est déroulées dans sa résidence, « mais je ne me voyais pas dans le pouvoir de dire aux militaires d’arrêter ». La partie civile fustige l’artiste compositrice et danseuse d’une accusée « de luxe ». « Pendant que nous sommes ici, elle, prépare un voyage, d’après des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux »(un avocat de la partie civile). L’affaire est à nouveau renvoyée au 24 juillet prochain, pour la présentation de relevé téléphoniques de Rebo.