Le diplomate onusien James Swan a également évoqué ce mardi 29 septembre 2026, devant le Conseil de sécurité les divergences politiques persistantes en RDC, portées sur le format du dialogue national inclusif. Pourtant l’initiative réclamée pour faire sortir le Congo dans la crise politico-sécurité qui la secoue. Au regard des enjeux, le représentant du secrétaire général de l’ONU a demandé à ce que le sujet aborde notamment en « profondeur » les priorités nationales les plus urgentes.
Dans son mot, le patron de la MONUSCO, en fonction depuis mars dernier, a salué l’annonce faite en août par le dirigeant congolais Félix Tshisekedi du lancement de l’organisation du dialogue national tant réclamé par l’opposition et une partie de la société civile. Il a toutefois posé des conditions : un dialogue inclusif, garantissant une large participation, conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes et permettant d’aborder en profondeur les priorités nationales les plus urgentes.
Le patron de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, en fonction depuis mars dernier, a exhorté les autorités et l’ensemble des Congolais à préserver l’espace civique, à garantir les libertés fondamentales et à faire preuve de retenue et de tolérance politique.
Le sujet sur le cadre du dialogue national annoncé par le dirigeant congolais Félix Tshisekedi, reste très controversé en RDC depuis que ce dernier s’est montré dans son discours être aux commandes du processus, également en écartant sur la table ronde, le Mouvement politico-militaire l’AFC-M23, soutenu par l’armée rwandaise, qui contrôle depuis plus d’un an une vaste partie de la région des Kivus, un acteur majeur dans la crise qui déchire l’est du pays. Et suivi de son prédécesseur Joseph Kabila, condamné à mort pour notamment insurrection, accusé d’être le patron de la milice M23.