La nouvelle flambée de l’épidémie d’Ebola a dépassé ce week-end la barre de plus de 1 000 cas et plus de 250 décès confirmés de suite au virus ainsi plus de 100 personnes guéries de cette maladie portée par la souche Bundibugyo, la plus rare qui conserve sa vitesse de propagation dans les trois provinces touchées, notamment : l’Ituri, l’épicentre de la maladie, le Nord Kivu et le Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Malgré la sensibilisation intacte du gouvernement congolais pour lutter contre cette 17e apparition de la maladie à virus Ebola, sur terrain, la riposte fait face à des défis multiples depuis sa déclaration officielle mi-mai dernier : la désinformation sur la crise désorientant l’attention de la communauté, l’approche de la population à l’encontre de cette maladie aussi la tension entre le personnel soignant et les familles des malades. RFI cite également : contamination du personnel soignant et centres de traitement saturés.
Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), daté du 20 juin 2026, 1 003 cas ont désormais été confirmés et 254 décès enregistrés, soit une létalité globale de 25,3%, répartis dans trois provinces : l’Ituri (916 cas), le Nord-Kivu (84 cas) et le Sud-Kivu (3 cas). L’Ituri concentre 91,3% des cas et 80,7% des décès de l’épidémie, qui touche désormais 34 zones de santé sur 104 dans le pays, rapporte Radio France Internationale (RFI).
Le conflit, parmi les fléaus
En-dehors des préoccupations liées aux structures de santé et aux personnes concernées pour répondre à l’épidémie, le virus se répand également suite au conflit dans cette partie du pays. l’ONG Médecins Sans Frontières, très active dans la région affectée, avait alerté sur les déplacements répétés de la population suite aux violences armées compromettent la riposte.
Dans ces trois provinces touchées, l’Ituri, sous état de siège, vit au rythme d’insécurité permanente causée par les groupes non étatiques dont l’ADF. De même aux Nord et Sud Kivus, la crise sanitaire n’a pas empêché le théâtre des affrontements entre l’armée congolaise contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, qui contrôlent une grande partie de la région de Kivus.
David Ekutshu