Les forces gouvernementales et ses alliés locaux, le groupe armé des Wazalendo, ont lancé selon les sources concordantes, une offensive terrestre et aérienne à l’aide des drones contre les positions des rebelles du M23 soutenus par Kigali, près de la cité minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où l’insécurité demeure préoccupante.
Les violents combats qui ont également causé la mort de Willy Ngoma, figure militaire de l’AFC-M23, ont repris dans plusieurs axes aux Nord et Sud Kivus, depuis une dizaine de jours, alors que la République d’Angola, de nouveau médiateur choisi par l’Union africaine dans cette crise sans précédent, avait déclaré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu à partir du 18 février 2026. Une déclaration de cessation des hostilités qui s’ajoute à d’autres engagements similaires qui sont restés sans effet sur terrain.
À l’heure actuelle, la situation reste confuse près de Rubaya, ni Kinshasa qui a fait une progression remarquable, ni la plateforme politico-militaire Alliance fleuve Congo (AFC), dont fait partie M23, qui a perdu l’un de ses grands visages, Willy Ngoma, lors des affrontements en cours, ont officiellement communiqué sur la situation actuelle dans la zone concernée. Mais comme à l’accoutumée, les deux camps se remettent la responsabilité de violation de la trêve.
L’armée congolaise à la porte d’une zone stratégique
L’armée régulière et son allié fidèle sont emparés ce mercredi 25 février, de la localité de Kazinga, selon Jeune Afrique, qui a cité une source locale, située à une vingtaine de Kilomètres au nord-ouest de Rubaya, où se trouve le complexe minier qui produit entre 15 et 30% du coltan mondial, minerai important pour l’industrie électronique, dont la fabrication des téléphones.
Cette zone a été sous le contrôle des rebelles du M23 depuis plus d’un an, avant même la chute de Goma, la première grande ville de la région des Kivus. Ces affrontements intenses avec ce site minier dans le viseur de Kinshasa, intervient quelques mois après que le gouvernement congolais a scellé un accord économique avec l’administration Trump, qui mentionne ainsi l’exploitation des minerais du Congo, par les Américains, au service des États-Unis, en échange, Washington doit faire pression au Rwanda, qui soutient ce groupe non étatique à la conquête d’une vaste étendue dans cette partie, frontalière de Kigali.
David Ekutshu