Le gouvernement provincial de Kinshasa appelle les chauffeurs de transport en commun à poursuivre normalement leurs activités, à l’encontre d’un mouvement de grève, annoncé par certaines associations du secteur. Dans un communiqué signé par le ministre provincial Jésus-Noël Sheke wa Domene, les autorités concernées affirment qu’un dialogue avec les parties est engagé depuis le samedi 17 octobre 2026 afin d’examiner leurs revendications.
L’exécutif provincial invite ainsi l’ensemble des chauffeurs de la capitale à continuer leurs prestations au service de la population kinoise, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur. Il assure que les échanges engagés visent à répondre aux préoccupations soulevées par les différentes parties.
Par ailleurs, le gouvernorat de Kinshasa met en garde contre les agissements de certaines personnes et associations accusées de propager de fausses informations, de perturber la quiétude de la population et d’entretenir un climat susceptible de porter atteinte à l’ordre public.
Dans ce contexte, le communiqué précise que l’association MOPILA ASBL, dirigée par Erick Manyanga et Compagnie, ne dispose d’aucun agrément délivré par les services compétents. En conséquence, elle ne serait pas habilitée à représenter les chauffeurs auprès des autorités politico-administratives ni à engager des tiers en son nom.
À cet effet, le ministère des transports de Kinshasa rappelle que seules les associations régulièrement reconnues par les services urbains des Transports et titulaires d’un agrément en cours de validité sont autorisées à représenter les professionnels du secteur auprès des autorités et des différents partenaires.
Ces dispositions s’inscrivent également dans le cadre des recommandations issues du Conseil provincial de sécurité tenu le 13 octobre 2026. À cette occasion, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a appelé au calme, à la vigilance, à la responsabilité citoyenne et à l’unité face aux défis sécuritaires auxquels la capitale reste confrontée.
Le ministère prévient, par ailleurs, que toute violation de ces dispositions ou toute usurpation de qualité exposera les contrevenants à des mesures administratives et légales, conformément aux textes en vigueur. Il invite les chauffeurs, les associations professionnelles et les partenaires du secteur à faire preuve de vigilance face aux informations susceptibles de perturber le fonctionnement des institutions et les réformes engagées dans le transport urbain.