Le Conseil d’État a rejeté la requête d’un professeur retiré de sa charge horaire pour des irrégularités dont manque d’une thèse de doctorat, par l’établissement académique de l’Université des sciences, de l’information et de la communication (UNISIC, ex IFASIC), où ce dernier était en fonction depuis 2019.
L’affaire remonte au début de l’année en cours, lorsque le comité de gestion, chapeauté par la professeure Espérance Bayedila Bakanda, a lancé dès sa prise des commandes à l’UNISIC, une vaste opération de contrôle physique et documentaire du personnel académique, scientifique, administratif, technique et ouvrier.
Cette démarche conformément à la décision rectorale, visait à vérifier la conformité des titres académiques, des qualifications et des situations administratives de l’ensemble des agents de l’université, après un climat chaotique laissé par l’administration sorte au sein de cette école de référence en matière d’ enseignements de l’information et de la communication.
Sur base des conclusions de cette procédure de contrôles, un enseignant en fonction depuis une dizaine d’années ne disposait pas d’une thèse de doctorat, qualification pourtant requise pour l’exercice de certaines tâches académiques au sein de l’institution, et ayant probablement dirigé des Mémoires et Travail de fin de cycle (TFC).
Après les constats, la rectrice de l’UNISIC, Espérance Bayedila Bakanda, avait formellement déclaré le retrait de la charge horaire de l’intéressé, nommé Deogratias Namegabe Mwegekwa, en conformité des textes de l’Université.
Le concerné recourut à la justice
Estimant cette mesure irrégulière, Deogratias Namegabe Mwegekwa avait saisi en urgence le juge des référés du Conseil d’État, la plus haute juridiction de l’ordre administratif en République démocratique, afin d’obtenir la suspension de la décision rectorale mettant en cause son statut au sein de l’UNISIC et au pays.
Le Conseil d’État a rejeté la requête du plaignant dans son ordonnance formelle datée du 28 mai 2026, parvenue à la rédaction de rdcactualité.com ce jeudi 11 juin, considérant que les arguments avancés par celui qui a dispensé le cours d’ » Expression Orale et Écrite », ne justifiaient pas la suspension de la mesure contestée.
Par la rédaction