La Haute Cour militaire à Kinshasa ouvre ce jeudi 21 août 2025 le procès de l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila Kabange, pour des charges lourdes, notamment : « participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, trahison, apologie, viol, torture et déportation, occupation à force ouverte de la ville de Goma ». Il est accusé de complicité avec le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé soutenu par le Rwanda.
Lors de ce procès en cours, qui a commencé les après midis, les avocats de la République ont demandé à la Cour la requalification de l’infraction de trahison à l’encontre de l’ex Chef de l’État Joseph Kabila, en espionnage, dans une note de plaidoirie lue devant les juges militaires. « Statuant sur les demandes des requalifications des faits de trahison en espionnage. Dire que les faits qualifiés par le ministère publique sont en réalité constitutive d’espionnage ».
Les avocats de la République poursuivent également la demande à la Cour de la confiscation de tous les comptes en banque, des activités en société et regroupement d’intérêt économique, ainsi que les biens meubles et immeubles. « En vue de priver le prévenu et les organisations criminelles qu’il dirige de leurs ressources financières, d’affaiblir leurs capacités d’opérer et de se développer, de restreindre leurs facilités à commettre d’autres infractions ou de financier d’autres activités criminelles », declare la note.
Dans cette même déclaration formelle de plaidoirie, les avocats de la République condamnent également au président du parti politique Parti du peuple pour la reconstruction de la démocratie (PPRD), à payer à la RDC, l’équivalent en francs congolais ( monnaie locale), plus de 24 milliards de dollars américains, pour « réparation des préjudices matériels et financiers », souligne de se réserver sur « d’autres types des préjudices non évalués de manière exhaustive à ce jour ».
David Ekutshu