L’affaire judiciaire dans laquelle la chanteuse Rebo Tchulo est accusée d’incitation aux militaires de commettre des actes contraires à la loi dont torture et extorsion après la disparition de ses abjects de valeur, s’est poursuivie ce jeudi 11 juin, devant le Tribunal Militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, au cours de laquelle, la partie de la défense a reconnu des « faits graves » qui pèsent sur leur clients, notamment Déborah Mulanga alias Rebo Tchulo et consorts, citant : dynamique et célérité d’instructions, et fustige la Cour de ne leur accorder du temps pour plaider.
Lors de cette deuxième comparution au siège du Tribunal Militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, le prévenu Zababu Musafiri, le chef de l’équipe de patrouille que l’entourage de l’artiste avait appelé après la disparition du sac de Rebo, s’est confronté ce jeudi aux procès verbaux. Les juges ont trouvé des incohérences dans son témoignage devant le Tribunal, avec ses déclarations devant l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) et le magistrat du Parquet.
Cet Officier de l’unité spéciale des forces armées et ses éléments en fuite, sont poursuivis également pour violation des consignes. Le ministère public, allié de la partie civile a démontré que l’intervention de cette unité au sein de l’armée congolaise, dans l’affaire du vol d’une civile revient à la police, malgré le prévenu insistait de porter le bulletin de service de Patrouille « Tout KIN ».
Vu le temps, les parties sont convenues par la proposition du Tribunal de ramener cette audience publique à demain vendredi, pour épuiser avec le prévenu Zababu, qui a affirmé d’avoir torturé le voleur des objets de la danseuse Rebo Tchulo. De ce fait, un des avocats de la défense a décrié que ces accusations ne doivent pas entraver au droit de la défense, « nous ne sommes pas en procédure de flagrance, à deux semaines ça nous suffira ! » a dit un Maître de la défense.
Par la rédaction