Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, s’est exprimé publiquement ce samedi sur le décès de Manassé Lomboto Bomengola, militant de l’ADD Congo et membre de la C64, mort après les incidents survenus lors de la marche de l’opposition du 15 septembre à Kinshasa. La C64 avait attribué ce décès aux violences survenues pendant la manifestation.
Le SG de l’UDPS s’exprimait à sa résidence, où il recevait des femmes de la fédération de Mont-Amba venues notamment le féliciter à la suite de la marche organisée le 22 septembre par l’UDPS et ses alliés.
Il s’agit de la première prise de parole publique d’Augustin Kabuya depuis cette mobilisation du camp présidentiel.
Kabuya met en doute la version de la C64
Revenant sur les accusations formulées par la coalition de l’opposition au sujet de la mort de son militant, Augustin Kabuya demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes du décès.
« Ils disent qu’on a tué leur militant. Mais ils disent qu’on a tué quelqu’un à Limete et comment le corps s’est-il retrouvé là où il est aujourd’hui à Sanef ? », s’est interrogé le Secrétaire général de l’UDPS.
Augustin Kabuya estime qu’une autopsie permettrait de déterminer les causes exactes du décès et d’établir les responsabilités éventuelles.
« Que les autorités ne laissent pas ces gens enterrer le militant de C64, qu’on fasse l’autopsie pour qu’on sache la vraie cause du décès », a-t-il déclaré.
La question de la mort de Manassé Lomboto reste au centre des controverses liées à la manifestation du 15 septembre. Selon des informations rapportées après les incidents, le militant avait été grièvement blessé à Limete avant de décéder à l’hôpital Olympic.
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a également indiqué poursuivre ses investigations sur les événements du 15 septembre. Son président, Paul Nsapu Mukulu, a affirmé que la Commission disposait notamment d’éléments du dossier médical de la victime et entendait confronter les différentes versions des faits.
« Qu’ils amènent en justice toutes les preuves »
Augustin Kabuya dit par ailleurs considérer comme positive la plainte annoncée par la C64, estimant que la justice pourra permettre de confronter les différentes versions.
« J’ai appris qu’ils ont déposé une plainte. C’est une très bonne nouvelle. Qu’ils amènent en justice toutes les preuves et on va les confronter pour faire éclater la vérité », a-t-il affirmé.
Le SG de l’UDPS conteste toutefois la présentation des violences du 15 septembre faite par l’opposition et accuse celle-ci d’avoir recruté, selon ses propres termes, des « kulunas » pour s’en prendre aux biens des citoyens.
« Vous avez organisé une marche le 15 septembre et vous avez recruté des kulunas qui viennent s’en prendre aux biens des gens », a-t-il soutenu.
Les accusations interviennent alors que la manifestation de la C64 à Kinshasa avait été marquée par des affrontements à Limete et l’usage de gaz lacrymogènes. Des sources avaient fait état de jets de projectiles et d’accrochages autour de la 10e et de la 13e rue.
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