Les termes du dialogue national voulu par le président congolais Félix Tshisekedi restent à déterminer. Mercredi 16 septembre, la question de la participation de certains acteurs était en débat lors de discussions entre représentants du pouvoir et membres de l’opposition.
Pour la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui s’exprimait pour la première fois depuis la création du comité d’organisation du dialogue, tous les acteurs concernés doivent prendre part aux discussions, sans exclusion. « L’inclusivité n’est pas un simple slogan », statue Monseigneur Donation Nshole, porte-parole de la Cenco, « elle constitue une exigence fondamentale pour garantir la légitimité, la crédibilité et l’efficacité de tout processus de dialogue ».
Or, l’ordonnance présidentielle à l’origine du comité place l’organisation du processus sous l’autorité directe de Félix Tshisekedi. Une formule que Marie-Ange Mushobekwa, cadre du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila, conteste. « Nous participerons à un dialogue sous une médiation neutre. Pour nous, nous entendons par neutralité la Cenco, l’ECC, avec l’accompagnement de l’Union africaine et de l’ONU », gronde cette ancienne ministre. Pour elle, il est hors de question que le dialogue soit placé sous l’égide du pouvoir congolais.
Reste l’AFC/M23. Pour le gouvernement, les discussions avec ce mouvement armé relèvent déjà d’autres cadres. Mais d’autres revendications, notamment celles liées à la décrispation du climat politique, pourraient être examinées pendant les travaux préparatoires. « Cela veut dire que toutes les revendications, des uns et des autres, pourront être destinées à ces comités qui sont chargés de préparer les travaux pour les comités préparatoires, ce qui permettra de regarder ce qu’il faut faire », a précisé le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya.
Prochaine étape : Félix Tshisekedi doit désigner les membres du comité d’organisation. Celui-ci devra ensuite consulter les différentes composantes. C’est là que se mesurera concrètement l’inclusivité du processus.
Avec RFI