Depuis ce mardi 25 février 2025, un atelier de renforcement des capacités sur la fiscalité minière se tient à Kinshasa. Pendant quatre jours, des journalistes de radios communautaires approfondissent leurs connaissances sur le suivi des recettes issues du secteur minier industriel. Cette initiative, portée par l’Asbl Oisillons Group avec le soutien de la coopération allemande et de la Commission de l’Union européenne, vise à renforcer leur rôle dans le contrôle citoyen et la transparence des finances publiques.
-Un enjeu crucial pour la gestion des ressources minières-
Le secteur minier représente une manne financière importante pour la République démocratique du Congo. Pourtant, la gestion des recettes demeure un défi majeur, marqué par des pertes de revenus et un manque de transparence. Face à cette réalité, les organisateurs de l’atelier ont mis l’accent sur la nécessité de former les journalistes afin qu’ils puissent suivre et analyser efficacement la mobilisation des recettes minières par l’État.
– Des notions essentielles pour une couverture rigoureuse –
Dès la première journée, les participants ont exploré les fondamentaux de la fiscalité minière. Sous la conduite de Descartes Mpongo, consultant et expert du domaine, ils ont abordé les concepts clés, les principes fiscaux et la réglementation en vigueur en RDC. Ces connaissances permettront aux journalistes de mieux décrypter les flux financiers du secteur extractif et d’interpeller les autorités sur les enjeux de bonne gouvernance.
– Un rôle clé pour les médias communautaires –
Les radios communautaires jouent un rôle essentiel dans la sensibilisation des populations locales sur la gestion des ressources naturelles. En leur offrant des outils concrets pour mieux comprendre la fiscalité minière, cet atelier renforce leur capacité à produire des enquêtes approfondies et à exiger plus de transparence de la part des autorités et des entreprises minières.
L’atelier se poursuit jusqu’au 28 février avec des sessions interactives et des études de cas, afin d’ancrer les apprentissages et de préparer les journalistes à un suivi plus rigoureux du secteur minier.
Landrine Niangi