Le projet du régime en place de réviser la loi fondamentale de la RDC demeure dans la controverse et alimente de tensions au sein de la classe politique congolaise. Contré également par l’église Catholique, la plus populaire dans ce pays laïc, selon l’avocat Manix Iyenda, pro pouvoir, cette entité ecclésiastique est une administration diplomatique accréditée au Congo, qui ne peut pas intervenir aux domaines de la souveraineté nationale de la République démocratique du Congo.
Dans son intervention lors d’un débat contradictoire dans le nouveau numéro de « Le Peuple Parle » sur la chaîne Congo 26, Manix Iyenda a souligné que l’église Catholique n’a pas le même statut que d’autres les églises en RDC.« L’église Catholique est une représentation de l’État de Vatican au Congo. État de Vatican et la RDC, à l’époque coloniale, ont signé un traité le 26 mai 1906, entre les deux États, sur la collaboration de ces deux entités de droit international. Et c’est ce qui a permis l’entrée des missionnaires catholiques au Congo. Ils avaient la responsabilité sur l’éducation et la santé compte tenu du traité signé avec le Congo », a fait savoir Iyenda.
Il a rappelé que l’église Catholique a les mêmes valeurs que les chancelleries diplomatiques accréditées sur le sol congolais. « On ne peut pas arrêter un prêtre catholique dans la paroisse. Les prêtes de l’église ont l’humilité ecclésiastique au même titre que l’humilité diplomatique au nom de ce traité là ».
Manix Iyenda a martelé du fait que les prélats s’en mêlent au projet sur le changement de la constitution, à deux ans de la prochaine présidentielle, de la tenue des élections, du respect sur le calendrier électoral ou encore des droits et libertés fondamentales des Congolais, « violent les principes dans le cadre de relation bilatérale entre les États ».
En parallèle, il a fait savoir que la CENCO ( « Conférence Épiscopale Nationale du Congo « , très influente en RDC, intervient souvent comme médiatrice lors de crises politiques ), est une structure « qui a reçu son agrément auprès du Ministère de l’intérieur ». « Si l’État congolais a estimé que la CENCO est devenue fautrice de troubles, l’État congolais a le pouvoir de retirer l’agrément auprès de la CENCO et d’interdire ces activités ».
Par la rédaction