Lors du deuxième congrès de sa plateforme politique, baptisée » Union sacrée », tenu ce samedi 30 août, au Centre culturel d’Afrique centrale à Kinshasa. Le président de la République Félix Tshisekedi a désapprouvé son accord au dialogue initié par l’extérieur au regard de la situation qui déchire la République démocratique du Congo.

» Je suis un homme de dialogue. Je vais me servir de cet instrument pour ressembler les congolais et les réunir autour d’un idéal commun. Je ne me laisserai pas distraire par des initiatives de dialogue qui se tiennent à l’extérieur du pays. Le dialogue doit l’être en RDC. Les congolais n’ont pas besoin de facilitateur pour le dialogue « , a t-il déclaré.
Dans son discours devant ses alliés politique et partisans du parti présidentiel l’UDPS, le Chef de l’État a également exprimé son désaccord d’échanger autour d’une table avec les dirigeants de l’AFC-M23 qui tentent de prendre de force le pouvoir légitimement élu.
» Les congolais n’ont pas besoin de prendre les armes pour s’opposer entre eux. Les congolais qui prennent les armes, retardent le développement de notre pays. Dialogue oui, mais pas avec les congolais infeodés aux pays étrangers. Il n’arrivera jamais de dialogue en dehors de ma propre initiative « , rajoute le successeur de Joseph Kabila, qui l’accuse également d’être le boss des rebelles du M23.
Ces déclarations du président de la RDC, Félix Tshisekedi, interviennent après l’annulation de sa présence au dialogue qu’organise l’ex chef de l’État sud africain Thabo Mbeki sur » la paix en RDC » avec les acteurs politico-religieux congolais. Le gouvernement congolais en exercice estimait que l’initiateur de ces assises n’est pas neutre dans la crise sécuritaire dans la partie du Congo.
David Ekutshu
