La République démocratique du Congo a officiellement présenté la candidature d’Ézéchiel Amani Cirimwami, professeur des universités, aux fonctions de juge à la Cour pénale internationale (CPI), pour la prochaine élection prévue en décembre 2026, à l’occasion de la vingt-cinquième session de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome.
À travers cette candidature, le Gouvernement congolais réaffirme son attachement aux principes consacrés par le Statut de Rome ainsi que son engagement en faveur de la primauté du droit, du multilatéralisme et d’une justice internationale indépendante, impartiale et efficace.
Dans son communiqué, l’exécutif souligne que cette démarche repose sur la conviction que la lutte contre l’impunité, la protection des victimes, le respect des droits de la défense et les garanties d’un procès équitable constituent des conditions essentielles à l’instauration d’une paix durable.
Le Gouvernement met en avant le parcours du professeur Ézéchiel Amani Cirimwami, magistrat de carrière, enseignant en droit international et praticien du contentieux international, qui totalise plus de quinze années d’expérience dans le domaine juridique.
Depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême, la République démocratique du Congo, ravagée par la guerre sans précédent depuis plusieurs années dans sa partie Est, entre les forces gouvernementales et leurs alliés locaux et l’ONU contre la milice du M23 soutenue par le Rwanda. Le gouvernement congolais, moins puissant militairement, en-dehors de ses démarches diplomatiques, se voit à la recherche des statuts dans les organisations internationales pour contrecarrer le plan de ses adversaires dans le conflit qui déchire la région des Kivus et qui provoque le nombre record des déplacés suite aux violences armées dont femmes et enfants.
Cette année, le pays était à la tête de la présidence tournante du mois de juillet au Conseil de sécurité des Nations-Unies, en tant que membre non permanent de cette branche de l’ONU. De même, la RDC est en lice pour la conquête du secrétariat général de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), la fonction suprême de l’institution axée à la science, la culture, la technologie… et qui prend également l’aspect aux enjeux diplomatiques d’envergures.