La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé jeudi 3 septembre 2026, qu’elle allait déplacer son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Une mesure symbolique en rupture avec le consensus international, qui fait entrer la RDC dans le petit groupe de pays ayant déjà fait ce choix, parmi lesquels les États-Unis.
Cette annonce de transfert intervient après une rencontre, mardi 1er septembre à Jérusalem, entre le président congolais Félix Tshisekedi et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Les deux parties ont également convenu de l’ouverture d’une ambassade résidente d’Israël à Kinshasa, capitale de la RDC.
Dans une déclaration conjointe engageant les deux États, Félix Tshisekedi et Benyamin Netanyahu ont « réaffirmé leur engagement commun à renforcer les relations diplomatiques entre leurs pays et à consolider davantage les liens d’amitié et de coopération qui les unissent ».
Des engagements déjà pris en 2023
Aucun calendrier précis n’a été évoqué pour le transfert de l’ambassade congolaise à Jérusalem. Israël a annexé la partie Est de Jérusalem en 1967, à l’issue de la guerre israélo-arabe. Depuis, la quasi-totalité des pays ont leur ambassade à Tel-Aviv, car l’annexion de Jérusalem n’est pas reconnue par les Nations unies. Ils ne sont qu’une poignée à avoir décidé, au cours des dernières années, de déménager à Jérusalem.
Le président américain Donald Trump avait déplacé l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem en mai 2018. Le Guatemala, le Honduras, le Kosovo, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay, les îles Fidji et le Somaliland ont ensuite fait de même. De son côté, Israël va « poursuivre les consultations en vue d’une ouverture prochaine de son ambassade à Kinshasa ».
Pour les Israéliens, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale représente un enjeu diplomatique majeur. Le président congolais, lui, souhaite développer avec Israël une coopération dans le domaine de l’agriculture, de l’eau et de la sécurité.
Avec RFI