Le chanteur nigérian Rema est annoncé à Kigali, au Rwanda, pour un concert à la BK Arena, le 5 septembre 2026, à l’issue de l’événement baptisé « Kwita Izina Live », ( Kwita Izina, traduction littérale » Donner un nom « ». Une production sur le sol rwandais qui ne dérange pas l’interprète de Calm Down contrairement à sa compatriote Tems, qui avait annulé officiellement son spectacle prévu dans la capitale rwandaise en mars 2025, sur fond de guerre dans l’est de la RDC, entre l’armée congolaise et ses alliés contre la milice du M23 soutenue par le régime de Paul kagame.
Le chanteur Rema, 26 ans, reste à moins de trois semaines pour atterrir au pays de mille collines à l’occasion de la cérémonie annuelle au cours de laquelle le Rwanda attribue des noms aux bébés gorilles du dos argenté nés dans le parc national des Volcans. Si la tension sécuritaire entre Kinshasa et Kigali, qui a provoqué la crise humanitaire et le nombre record des déplacés dont femmes et enfants suite aux violences armées, ne lui affecte pas, sa compatriote Tems, gagnante de deux Grammy Awards au cours de sa carrière, avait par contre annulé son concert presque 2 mois avant sa date initiale, exprimant sa sensibilité à l’encontre du conflit sans précédent qui déchire la partie est de la RDC.
« Je n’oserai pas être insensible quant à ces problèmes. Mon cœur se joint à ceux qui sont affectés. La guerre n’est pas une blague, et j’espère et prie vraiment pour la paix en ce moment », écrivait la chanteuse de 31 ans, sur ses réseaux sociaux.
Une guerre dénoncée dans l’univers artistique congolais
Le conflit qui sévit dans la région des Kivus, une zone riche en sous-sol, demeure très préoccupant. Malgré les démarches diplomatiques pour faire revenir la paix et trouver le compromis entre les belligérants, le ton sur le terrain contredit les feuilles de route, ainsi que les déclarations des organisations internationales.
Les athlètes congolais ne cessent de dénoncer les massacres en RDC, à travers le symbole devenu culte, inspiré par l’international congolais Cédric Bakambu. Consistant à placer une main devant la bouche tout en pointant l’index et le majeur de l’autre main sur la tempe, mimant une arme à feu.
De même, les artistes congolais ne restent perplexe, ils dénoncent dans les différentes occasions, la situation sécuritaire en cours dans l’est de la RDC, qui surplace les Nations-Unies. En 2022, le rappeur Youssoupha avait également annulé son concert, à Kigali, au Rwanda, pour le même motif.
En février 2025, le morceau « Free Congo », réunissant les congolais Gradur, Youssoupha, Kalash Criminel, Damso, Ninho et Josman, s’ajoutait pour dénoncer les massacres et l’indifférence face à la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo. En-dehors, d’autres tacles dans les textes musicaux ciblant le dirigeant rwandais Paul kagame, crachés par les artistes congolais dont Gims.
David Ekutshu