Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont supprimé vendredi 21 août 2026, au total : sept barrières jugées illégales sur l’axe reliant Kikwit, dans la province du Kwilu, à Batshongo, dans le Kwango.
L’opération, menée par deux équipes de patrouilleurs de la 11ᵉ région militaire, vise à mettre fin aux tracasseries régulièrement dénoncées par les usagers de la route nationale numéro 1. Les barrières concernées étaient installées notamment au Camp Bikobo, à Ndunga 2, Kwenge, Kasay, Masimanimba, Masamuna et Kenge.
Selon le directeur de communication de la 11ᵉ région militaire, les patrouilleurs ont investi dans la matinée l’axe compris entre Batshongo et le pont Loange.
La situation était particulièrement préoccupante à Masimanimba, où plus d’une dizaine de services étaient présents au même endroit, parmi lesquels le Tourisme, l’Agence nationale de renseignements (ANR), la Direction générale de migration (DGM), le Transport, la Culture et les Arts ainsi que la Police de circulation routière (PCR).
Cette concentration de services entraînait, selon l’armée, des arrêts fréquents, des paiements multiples et des tracasseries à répétition pour les conducteurs et les passagers. Certains usagers dénoncent également des perceptions d’argent sans remise de documents justificatifs.
Pour le capitaine Antony Mualushayi, l’opération vise à faire respecter les instructions de la hiérarchie militaire et à faciliter la libre circulation sur cet axe routier.
L’armée précise toutefois que l’opération concerne uniquement les barrières illégales et les pratiques de tracasserie qui y sont associées. Les postes de péage établis légalement ne sont pas visés.