La situation des droits humains en RDC reste vivement préoccupante, a alerté ce mardi 29 septembre 2026, James Swan, le représentant du secrétaire général de l’ONU devant le Conseil de sécurité. Selon les agences onusiennes axées aux droits de l’homme, 1 537 violations et atteintes aux droits humains ont été documentées à travers la République démocratique du Congo (RDC) dont 88 % dans l’est du pays, ravagé d’une part : par la guerre sans précédent. Et d’autre part : par les attaques persistantes de groupes armés très actifs dans la région.
Parmi elles figurent des violences sexuelles liées au conflit, commises aussi bien par des groupes armés que par des membres des forces de défense et de sécurité, qui ont fait 382 victimes dont 257 femmes et 122 filles. Le patron de la MONUSCO James swan, en fonction depuis mars dernier, a exhorté les États membres à exiger la fin de l’utilisation du viol comme arme de guerre et à garantir justice et réparation aux victimes.
Ces violations s’inscrivent dans un contexte humanitaire où se conjuguent conflit, déplacements massifs, insécurité alimentaire et la flambée de l’épidémie d’Ebola insurmontable depuis mai, avec de lourdes conséquences pour les femmes et les filles. Quelque 26,5 millions de Congolais souffrent d’insécurité alimentaire aiguë et 6,1 millions restent déplacés. Le plan de réponse humanitaire révisé, qui requiert 2,13 milliards de dollars pour venir en aide à 10,7 millions de personnes, n’était financé qu’à 50,5 % au 28 septembre.