Le gouvernement américain a formellement annoncé ce lundi 2 mars 2026, des sanctions contre le Rwanda pour violation des textes de l’accord de paix signé avec son voisin Kinshasa, sous l’égide de l’administration Trump.
Dans un communiqué officiel, le Département du Trésor des USA, qui a imposé ses punitions, a infligé ses sanctions aux Forces de défense rwandaises (FDR), l’armée du Rwanda, et à quatre de leurs hauts responsables. « Les FDR soutiennent activement, entraînent et combattent aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé sanctionné par les États-Unis et les Nations Unies, responsable de violations des droits humains et d’une crise de déplacements massifs de population en République démocratique du Congo (RDC) ».
« Trump est le président de la paix, et le Trésor utilisera tous les moyens à sa disposition pour s’assurer que les parties aux accords de Washington respectent leurs obligations », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. « Nous exigeons le retrait immédiat des troupes, des armes et du matériel des Forces de défense rwandaises.»
Les responsables militaires ciblés par l’administration Trump
Vincent Nyakarundi (Nyakarundi), le chef d’état-major des FDR ; Le général de division Ruki Karusisi (Karusisi), commande la 5e division d’infanterie des Forces de défense rwandaises (RDF) ; Mubarakh Muganga ( Muganga ), le chef d’état-major des Forces de défense rwandaises (RDF) et Stanislas Gashugi ( Gashugi ), a été nommé commandant des forces d’opérations spéciales des FDR le 15 mars 2025.
Selon le Département du Trésor américain, ces quatre hauts responsables de l’armée rwandaise, frappés par Washington, ont participé activement à l’instabilité sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC), en guerre sans précédent dans sa partie Est, provoquant par ailleurs la crise humanitaire.
Ces sanctions américaines contre le pays de Paul kagame, intervient dans un contexte d’escalade persistante entre l’armée congolaise et ses alliés contre les rebelles du M23 soutenus par le gouvernement rwandais, alors que l’accord de paix signé en décembre 2025, entre Kinshasa et Kigali, sous la direction de Washington, est en vigueur.
David Ekutshu