Israël a mené ce jeudi 28 mai, des frappes sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban. La veille, Tel-Aviv avait affirmé considérer cette ville comme une » zone de combat » tout le territoire libanais situé au sud du fleuve Zahrani. Cette escapade intervient juste avant une réunion militaire entre Israël et Liban prévue vendredi au Pentagone en Virginie, et à l’approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain.
Après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de Tyr d’évacuer en prévision d’un « emploi de la force » à venir, l’armée israélienne a confirmé avoir » commencé à frapper des infrastructures Hezbollah, un mouvement armé libanais qui soutient l’Iran après l’attaque israélo-américaine lancée depuis fin février dernier, qui a conduit à la mort du chef suprême iranien.
Le gouvernement congolais avait formellement exprimé en mars dernier sa vive préoccupation face à la situation sécuritaire alarmante au Moyen-Orient, marquée par une intensification des opérations militaires aériennes et des actions des représailles impliquant plusieurs pays, et s’inquiètait d’un risque « embrassement » régional, soulignait t-il : susceptible d’avoir des conséquences graves sur la paix et la sécurité internationale.
Dans un communiqué officiel, la République démocratique du Congo, pays membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, exhortait toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, réaffirmait ainsi son attachement au respect strict du droit international, et dit demeurer disponible à « soutenir toute initiative constructive au sein du Conseil de sécurité visant à restaurer la stabilité ». Par ailleurs, Kinshasa avait déconseillé ses citoyens de tout voyage dans la région du Moyen-Orient.
Par la rédaction