La province de la Tshopo a enregistré 60 cas confirmés de la maladie à virus Ebola, dont 25 décès, tandis que près de 3 000 contacts ont été identifiés et placés sous surveillance, rapporte 7 sur 7.cd. Ces chiffres ont été communiqués lundi 12 octobre 2026 par le gouverneur Paulin Lendongolia, lors d’un point de presse tenu au gouvernorat, à Kisangani, la capitale provinciale.
Selon le bilan présenté par l’autorité provinciale, 29 patients ont été déclarés guéris, tandis que huit autres poursuivaient leur prise en charge médicale, indique la source. Le suivi des contacts constitue l’un des dispositifs mis en place pour détecter rapidement de nouvelles infections et limiter la propagation du virus.
Face à cette situation épidémiologique, les autorités provinciales entendent renforcer les mesures de surveillance et de prévention afin de freiner la progression de la maladie dans cette province du nord-est de la République démocratique du Congo.
Le virus continue son expansion de suite également à l’ignorance sur terrain de part et d’autre. À cette occasion, Paulin Lendongolia a également mis en garde les structures sanitaires qui dissimulent des cas suspects ou confirmés d’Ebola au lieu de les signaler aux services compétents. Il a annoncé des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension immédiate des établissements impliqués.
La crise sanitaire est loin d’être maîtrisée dans l’ensemble. L’épidémie portée par la souche Bundibugyo sévit dans des régions transfrontalières ainsi des zones au trafic commercial. Le gouverneur de la Tshopo a, par ailleurs, évoqué la possibilité de suspendre temporairement la circulation sur la route nationale numéro 4 (RN4) si la situation épidémiologique venait à s’aggraver. Cette mesure reste toutefois envisagée et n’a pas encore été officiellement appliquée.
L’épidémie d’Ebola, la 17e apparition de l’histoire de la RDC, déclarée depuis mai dernier, est devenue la plus meurtrière avec plus 4 000 décès recensés dans sept provinces. La maladie progresse en vitesse de suite également la désinformation qui règne dans les zones affectées ainsi la tension entre la communauté dans la région touchée et le personnel soignant sur l’existence de cette maladie. Les autorités de la Tshopo ont cependant appelé la province à collaborer avec les équipes de riposte, à signaler rapidement tout cas suspect et à respecter les consignes sanitaires afin de contribuer à interrompre les chaînes de transmission.