Les habitants du quartier Batumona revivent dans un climat de terreur ces derniers temps, qui devient d’ailleurs une monnaie courante. Les gangs appelés communément Kuluna s’affrontent même la nuit. Des combats entre des deux camps avec des armes blanches comme à l’accoutumée, qui paralysent le rythme de vie quotidienne de la population de ce coin du sud-est de Kinshasa. Et la plus grande inquiétude, la police qui interpelle consciemment les non concernés dans cette affaire à chaque opération.
Le début de la semaine a été marqué par les affrontements entre les gangs basés aux alentours du petit marché baptisé Milangi, et ceux de Kasa,(nom en référence d’un terrain de Football). Une rancune sanglante qui n’épargne pas ceux qui ont des activités du côté de Milangi, résidant à Kasa. Alors que Milanga, est l’une des directions très fréquentées pour prendre le moyen de transport allant vers Pascal.
La police de la place, appuyée par des éléments autoproclamés Mbwa Mabe (en traduction littérale « Chien méchant » ) d’un sous-ciat installé vers Pascal, ont sillonné les après midi de mardi, et interpellés plus de vingtaines de jeunes dont certains étaient relâchés sous caution et au ciat de Milangi, comme constate rdcactualité. Visiblement, des arrestations non ciblées.
» les policiers m’ont juste vu, ils m’ont saisi et ont pris l’argent que j’avais en mains « , confié un jeune à ces parents, après sa libération. La rédaction de rdcactualité n’a pas interrogé la police pour savoir : quel mécanisme mettre en place pour répondre à ce terrorisme. Ceux dont leurs familles n’étaient pas coopératives instantanément, ils étaient transférés au sous-ciat allant vers Pascal.
Le banditisme demeure largement préoccupant dans ce quartier de la commune de Kimbanseke, dans le district de la Tshangu. Toutes les opérations menées par la police tournent en échec pour manque de plan visant les concernés auteurs de ces terreurs qui font la loi dans la zone.
En février dernier, la police avait bouclé la zone en vue de tomber sur les Kuluna, sans renseignements, les agents de l’ordre étaient comme d’habitudes à la merci des personnes non impliquées dans cette pratique, et puis relâchées sous caution. Dans certaines maisons, les habitants accusaient les éléments en uniformes du vol des téléphones, objets de valeur » d’autres, ont fait irruption, ne trouvant pas de jeunes garçons, ont commencé à manger la nourriture « .