Plus de 300 femmes ont pris part, dimanche 11 octobre, à Kinshasa, à une conférence de sensibilisation sur le cancer du sein, organisée par le Centre d’encadrement des femmes (CEF). À travers cette initiative inscrite dans le cadre d’Octobre Rose , l’organisation entend promouvoir le dépistage précoce, briser les tabous entourant la maladie et faciliter l’accès des femmes aux soins de santé.
À Kinshasa, plus de 300 femmes ont répondu à l’appel du Centre d’encadrement des femmes (CEF), dimanche 11 octobre, pour une conférence de sensibilisation au cancer du sein, dans le cadre d’Octobre Rose. L’organisation annonce un accompagnement au dépistage précoce @Photo Droits tiers.
La rencontre s’est tenue dans la salle La Perle, dans l’enceinte de la paroisse Sainte-Anne, dans la commune de la Gombe, autour du thème « Briser les tabous : droits de la patiente et accès aux soins ». Elle a réuni des participantes venues de différents quartiers de la capitale, avec pour objectif de renforcer leurs connaissances sur la maladie et de les encourager à consulter sans crainte.
À cette occasion, la présidente du CEF, Mireille Mwilarhe, a insisté sur la nécessité de dépasser la peur du diagnostic, qui constitue un frein au dépistage chez certaines femmes. Elle a rappelé que la sensibilisation demeure essentielle pour favoriser une prise en charge précoce.

Il était important pour nous de partager avec vous la question du cancer, de mieux vous sensibiliser pour lutter contre cette maladie et, surtout, de vous encourager à vous faire dépister, a-t-elle déclaré.
Le CEF ambitionne également de prolonger cette action au-delà de la sensibilisation. L’organisation prévoit d’accompagner les femmes dans leurs démarches de dépistage, notamment en les informant sur les signes d’alerte et en les orientant vers des structures de santé agréées. Une démarche destinée à faciliter leur accès aux services médicaux et à réduire les obstacles liés au manque d’information, aux idées reçues et à la peur de la maladie.

De son côté, Tony Djunga, avocat au barreau de Kinshasa-Gombe et membre de la coordination du CEF, a appelé les participantes à ne pas négliger les anomalies constatées au niveau des seins. Il les a encouragées à consulter rapidement un professionnel de santé en cas de doute et à solliciter l’accompagnement de l’organisation.
Abordant la dimension juridique de la thématique, Tony Djungaa rappelé que l’accès aux soins et le respect de la dignité des patientes sont notamment encadrés par la Constitution de la République démocratique du Congo et la loi n° 18/035 du 13 décembre 2018 relative aux principes fondamentaux de l’organisation de la santé publique.
Les échanges ont également mis l’accent sur la lutte contre la stigmatisation et les fausses croyances susceptibles de retarder le recours aux soins. À travers cette mobilisation, le Centre d’encadrement des femmes réaffirme sa volonté de renforcer la prévention du cancer du sein et de favoriser un meilleur accès des femmes à l’information, au dépistage et à une prise en charge adaptée.
