L’épidémie du choléra fait rage sans la moindre mobilisation publiquement que la maladie à virus Ebola, portée par la souche Bundibugyo, déclarée officiellement depuis mai dernier, qui a affecté à ce jour, sept (7) provinces, et devient la plus meurtrière de l’histoire de la RDC. Or, le pays est confronté simultanément à l’infection diarrhéique qui sévit dans cinq provinces, selon le gouvernement.
L’épidémie du choléra se fait entendre depuis plusieurs semaines, mais sans communication officielle de la part des autorités concernées. Bien que le gouvernement assure lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, que la riposte est en cours. Les inquiétudes planent sur le faible accès à l’eau potable et aux mauvaises conditions d’assainissement qui caractérisent la RDC. Plusieurs coins du pays ( quartiers, communes, villages, localités, territoires…) estimé à plus de 115 millions d’habitants illustrent la précarité, et la population se montre toujours à contresens de la réalité : les éléments qui ont toujours accéléré la propagation de la maladie.
Contrairement au virus Ebola qui a fait déjà plus de 4 000 décès, le gouvernement n’a ni cité officiellement les provinces touchées par l’épidémie du choléra, ni communiqué sur le bilan d’où se trouve le nombre des morts recensés, voire même sensibiliser la population pour freiner le contaminations. Alors que la République démocratique du Congo (RDC) sort déjà d’une année 2025 marquée par la plus grave épidémie de choléra en un quart de siècle, plus de 71 200 cas et 2 070 décès selon l’Institut national de santé publique (INSP).
L’épidémie du choléra ne semble être dans l’agenda des autorités congolaises. Pourtant, en septembre 2026, plus de 240 cas de choléra dont 4 décès ont été enregistrés dans la zone de santé de Fizi en territoire portant le même nom au Sud de la province du Sud-Kivu, en une semaine soit du 21 au 27, selon des sources médicales.
David Ekutshu