Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU a sanctionné six (6) personnes de différents groupes armés opérant en RDC et deux entités sont ajoutés sur sa liste de sanctions. Parmi les personnes visées figurent notamment ; Corneille Nangaa, chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), la vitrine du Mouvement armé du 23 mars dit M23, John Imani Nzenze, présenté par l’ONU comme le chef du renseignement du M23, Sébastien Uwimbabazi, chef des FDLR, Muhammed Lumisa, commandant des ADF, Charles Sematama, chef militaire de Twirwaneho, ainsi que Gustave Kubwayo, commandant du FDLR-FOCA.
Deux organisations sont également inscrites sur la liste : la plateforme politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC) et Twirwaneho, un groupe armé actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans ses notices individuelles, cette agence de l’Organisation des Nations-Unies précise notamment que John Imani Nzenze participe à la planification, à la diffusion et au soutien des activités du M23, tandis que Gustave Kubwayo est impliqué, selon l’institution, dans la planification et le soutien des activités du FDLR-FOCA, notamment des attaques contre des civils, des enlèvements contre rançon et l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Ces nouvelles désignations ont été approuvées le 14 juillet 2026 et rendues publiques le 16 juillet 2026 dans le communiqué officiel, interviennent aux lendemains d’une part des attaques armées et d’autre part des avancées du groupe l’AFC-M23 dans la partie est de la RDC. le groupe jihadiste ADF a visé ces derniers jours le territoire de Beni, sous contrôle du gouvernement congolais dans la province du Nord-Kivu. Le bilan est encore provisoire, mais il y a déjà plus d’une vingtaine de morts.
Par ailleurs, la coalition AFC/M23-Twirwaneho, de fois soutenue par le Rwanda, occupe le village stratégique appelé Point zéro et ses environs, situé à cheval sur les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga dans la province du Sud-Kivu. Alors que l’administration Trump s’attendait au retrait des troupes rwandaise sur le sol congolais en mi-juillet, au nom des accords entre Kinshasa et Kigali sous l’égide des États-Unis. Entre-temps, les parties prenantes se remettent la responsabilité et les engagements sur papier en vue du retour de la paix, restent sans effet.
David Ekutshu